Servier injecte 35 M€ en bioproduction à Gidy

Le 29 août 2016 par A.D.

Le groupe pharmaceutique français fait un nouveau pas sur le marché des biomédicaments. Après avoir pris le virage des biotechnologies dans la recherche, Servier investit pour des capacités de productions sur son site français de Gidy (Loiret). « Il est important pour notre groupe de conserver la maîtrise de l'intégralité de la chaîne du médicament, dans un souci d'efficacité et de garantie de qualité de nos produits. Notre engagement industriel en France, comme dans le monde, s'en trouve renforcé », a déclaré Christian Sauveur, vice-président en charge de l'industrie du laboratoire. Avec un investissement de 35 millions d'euros, le groupe entend se doter d'un premier pilote pour la production de lots de recherche non cliniques, d'ici au premier semestre 2019, puis d'installations GMP pour la production de lots cliniques début 2020. Si l'investissement est bien moindre que celui annoncé pour regrouper la recherche à Saclay (240 M€), il s'inscrit dans la continuité. Le site de Gidy, principal site de production pharmaceutique de Servier, pourra dès 2019 accueillir les phases de développement d'anticorps monoclonaux mais aussi de produits de thérapie cellulaire, précise Patrice Martin, directeur des établissements industriels Servier du Loiret. « L'objectif est de donner la possibilité à nos chercheurs d'obtenir très rapidement des milligrammes, puis des grammes et des kilogrammes pour les phases de preuve de concept puis les études cliniques », témoigne le directeur du site.

Pour le site de Gidy, cet investissement s'inscrit dans le plan LSI2020. Il repose sur « trois piliers : biotechnologies, excellence opérationnelle et ouverture de la capacité à d'autres acteurs », détaille Patrice Martin. Les deux derniers piliers sont en cours de mise en oeuvre depuis plusieurs mois. Ainsi, l'activité de CDMO a été officiellement lancée à l'été 2015. Olivier Laureau, président de Servier, a par ailleurs communiqué sur le plan d'optimisation du site en début d'année 2016. « L'excellence opérationnelle va nous permettre de baisser de 25 % les coûts de production à l'horizon 2018. Nous allons regrouper un ensemble cohérent d'opérations, et ainsi augmenter le taux d'occupation des machines. Cela nous permet de libérer une unité de production et ainsi de disposer de mètres carrés », indique Patrice Martin. Ainsi les activités de production de médicaments traditionnels vont être regroupées dans deux des trois unités de production. La troisième pourra accueillir la bioproduction. Pour cette nouvelle production, une équipe d'une trentaine de personnes devrait être mise en place d'ici à 2020. « Il s'agira à la fois de recrutements extérieurs et de développements de parcours », souligne le directeur du site. À Gidy, Servier emploie environ 800 personnes et produit 6 Mrds de comprimés chaque année.


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