Roche, Pfizer et Aspen accusés de surfacturer en Afrique du Sud

Le 18 juin 2017 par H.B.
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Le 13 juin, les autorités sud-africaines ont annoncé avoir ouvert trois enquêtes distinctes contre les trois géants de l'industrie pharmaceutique : Roche, Pfizer et Aspen, qu'elles soupçonnent de surfacturation de médicaments anticancéreux. La commission de la concurrence a ainsi engagé des investigations contre le Suisse Roche car elle estime avoir « des raisons de croire que Roche et sa société de biotechnologie basée aux États-Unis, Genentech, ont pratiqué et continuent de pratiquer des prix excessifs, une discrimination des prix et ou des comportements exclusifs dans la fourniture de médicaments contre le cancer du sein en Afrique du Sud ». Roche chercherait à prolonger son emprise sur le marché sud-africain des médicaments contre le cancer du sein, en tentant de retarder ou d'empêcher l'arrivée de médicaments génériques. En Afrique du Sud, seules les versions du Trastuzumab de Roche sont disponibles et sont vendues sous les dénominations Herceptin et Herclon. À titre d'exemple, un traitement de 12 mois d'Herceptin dans le secteur privé coûte plus de 500 000 rands sud-africains, soit plus de 32 000 euros.

De son côté, l'Américain Pfizer est accusé par la commission de surfacturations présumées sur un médicament contre le cancer du poumon, le Xalkori, à base de crizotinib. Seul fournisseur de ce traitement dans le pays, Pfizer est soupçonné de pratiquer « un comportement excessif en matière de prix » de ce médicament, en violation de la loi sur la concurrence. Selon la commission, une dose de 250 mg de Xalkori coûterait entre 152 000 et 72 000 rands, un prix inabordable que les aides médicales du pays refusent de payer. Quant au Sud-Africain Aspen, il est lui aussi soupçonné d'abus de position dominante car il aurait pratiqué une surfacturation de trois médicaments anticancéreux. Il s'agit du Leukeran (chlorambucil) contre la leucémie lymphocytaire chronique, l'Alkeran (melfallan), utilisé pour traiter le myélome multiple et le cancer des ovaires épithéliaux, et le Myleran (busulfan), utilisé comme agent de conditionnement avant une transplantation de moelle osseuse. Ces trois médicaments détiennent l'exclusivité sur le marché sud-africain. À noter que la Commission européenne a indiqué, le 15 mai, avoir ouvert une enquête similaire contre Aspen Pharma concernant les prix excessifs que le laboratoire pratique sur cinq anticancéreux, dont les trois cités plus haut (CPH n°802).


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