L’article que vous souhaitez consulter est réservé
aux abonnés de Industrie Pharma Magazine


Le 01 décembre 2017 à 00h 00 par NICOLAS VIUDEZ
* Mots clés :  ,

Enquête Maintenance : Derrière la machine, l'humain n'est jamais loin

Extrait : Avec les fêtes de fin d'année qui approchent, la saison des arrêts programmés revient à grand pas. Les responsables de maintenance aiguisent leurs programmes pour profiter de la trêve des confiseurs. Cette période de l'année est traditionnellement propice, avec les congés d'été, à un passage en revue des équipements. La multiplication des technologies et la sophistication des procédés ont imposé la maintenance dans tous les secteurs du site de production, depuis l'interface avec la matière première, jusqu'aux appareils de contrôle et aux systèmes informatiques. « Au niveau des équipements et process, il y a beaucoup d'intégration de systèmes informatisés et de fortes contraintes liées à la maîtrise de la qualité. Des exigences qui se renforcent en termes de traçabilité et de validation » , souligne Vincent Mermet, directeur du site Elaiapharm à Valbonne. L'entreprise, qui emploie 180 personnes sur son usine de la Côte d'Azur, produit des formes sèches, sous forme de comprimés et des formes stériles, liquides ou lyophilisées. Le responsable du site est ainsi confronté à toutes les problématiques de maintenance incluant les mises à niveau régulières des systèmes de contrôle pour satisfaire aux nouvelles exigences réglementaires. « Nous devons intégrer beaucoup de changements de formats, des lignes de conditionnement de plus en plus pointues avec beaucoup de systèmes de contrôle embarqués. Cette augmentation de l'automatisation et de l'informatisation des systèmes tire vers le haut les exigences sur le plan technique » , remarque Vincent Mermet. Un nombre très significatif de ressources avec des compétences techniques ont ainsi dû être déployées dans l'atelier de conditionnement. « Cela représente pratiquement un technicien par ligne et par équipe pour notre atelier de conditionnement, avec une équipe technique supplémentaire de 6 personnes en support » , précise le responsable de site.   Le ballet synchronisé des techniciens   Malgré une tendance croissante à la sous-traitance, la maintenance occupe encore une place importante dans les ressources humaines de l'entreprise. « Le contrôle de la qualité de l'air et le réglage des pressions sont réalisés par les services techniques du groupe LFB, mais on sous-traite certains contrôles physiques récurrents, par exemple les mesures de débit ou d'intégrité des filtres » , souligne Isabelle Sarfati, responsable de la production pour Cellforcure, une filiale du groupe LFB CDMO dédiée aux médicaments de thérapies cellulaires et géniques innovantes. La technicité des opérations à mener représente souvent le facteur déterminant pour actionner un recours à la sous-traitance. Mais même les entreprises qui développent un savoir-faire en interne prévoient fréquemment un budget pour avoir recours à des techniciens en sous-traitance, qui prêtent main forte sur les opérations de maintenance programmée. C'est le cas, par exemple, lors de la mise en arrêt des ateliers stériles. Un arrêt lourd à gérer et qui est souvent propice à un passage en revue des équipements ; il nécessite souvent une coordination entre intervenants internes et externes. Les opérations de maintenance préventive constituent également un marché important pour les équipementiers : « Le préventif représente 50 % de l'activité, les clients nous appellent pour faire le contrôle de leurs équipements; par exemple, vérifier l'intégrité de la couche émaillée sur les réacteurs » , indique Grégory Simon, chef de produit des activités services pour De Dietrich. Une maintenance programmée qui globalement pose peu de difficultés, si ce n'est l'éventuel embouteillage des arrêts, une fois l'été arrivé et la nécessité de bien programmer et anticiper le recours à une main-d'oeuvre externe. Mais quid du curatif ? Quand les pannes surviennent et interrompent une partie voire la totalité de la production dans les situations les plus critiques, la tendance est à la montée en compétence des techniciens sur site, capables de jouer les couteaux suisses. Mais la polyvalence a ses limites, comme le résume Isabelle Sarfati pour Cellforcure « Cela dépend des équipements, par exemple sur les centrifugeuses, nos techniciens ont des qualifications de...

comment lire l'article complet ?

Vous devez etre abonne a Industrie Pharma Magazine

Saisissez vos codes d'accès :



Abonnement 1 an

7 numéros + accès aux articles en ligne
+ Le spécial usines pharmaceutiques
+ Le guide des Achats de la Chimie, Parachimie et Pharmacie.

Je m’abonne

A la une sur Pharma

Article extrait d'Industrie Pharma Magazine

Le 1er magazine de la chimie fine et du process pharmaceutique

 Contactez la rédaction
 Abonnez-vous


A suivre dans l'actualité

Vaccins
Traçabilité
Stratégie
Réglementaires

Sites du groupe

Usine Nouvelle Portail de l'industrie L'Echo Touristique Argus de l'Assurance

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus
 Publicité  Pour nous contacter  Mentions légales  RSS