Le concept "One health" à l'honneur au forum lyonnais

Le 01 mai 2017 par À LYON, NATHALY MERMET
* Mots clés : 

La santé mondiale s'était donnée rendez-vous à Lyon, début avril, pour la 12e édition de Biovision. Trois jours de rencontres opérationnelles pour accélérer l'innovation et parler d'une seule santé.

Santé humaine, animale, environnementale... le leitmotiv de la 12e édition de Biovision, le Forum mondial des Sciences du Vivant qui s'est tenu les 5 et 6 avril derniers à Lyon, était de parler d'une seule santé avec une approche globale. Au programme, un savant mélange entre réflexion prospective et action économique : séances plénières, « workshops », débats, mais aussi un concours de projets innovants (Biovision Catalyzer) et de « start-up » prometteuses (Biovision Investor). Parmi les sessions prospectives, en parallèle de l'impact de l'environnement sur les cancers ou encore du rôle des industriels face à la défiance envers les vaccins, se tenait un atelier métagénomique co-organisé par l'IMI -Innovative Medicines Initiative- et le pôle de compétitivité mondial de la santé en région Auvergne Rhône-Alpes, Lyonbiopôle.

 

Les métadonnées des génomes, creuset d'innovation

 

« Avec l'analyse génomique massive des microbiomes de différents habitats, humain, animal comme environnemental, se pose la question de savoir comment on transforme les données gigantesques recueillies en biomarqueurs, en produits ou toute autre application », observe Sean Kennedy, directeur du Pôle Biomics de l'Institut Pasteur à Paris. Un vaste sujet qui intéresse donc autant l'industrie pharmaceutique, agro-alimentaire que les sociétés et « start-up » dans le domaine de la bio-informatique ou du séquençage. En matière de santé, tout l'enjeu repose sur la bonne interprétation en lien avec les données cliniques pour prédire le risque de développer, par exemple, un cancer ou une allergie. « Au-delà des gènes, il convient de s'intéresser aussi aux molécules produites par le microbiote, et donc à la protéomique..., ce qui évidemment génère encore davantage de données et complexifie les analyses », souligne-t-il.

Depuis la publication de MétaHIT en 2010, l'essor de la métagénomique va de pair avec l'évolution des technologies de séquençage, qui permettent aujourd'hui d'accéder à un séquençage massif. « Le groupe Danone était impliqué dans le consortium MétaHIT dès le départ », rappelle S. Kennedy, notant qu'un grand nombre d'industriels de la pharmacie se sont intéressés au sujet trois ou quatre ans plus tard, lorsque l'on a pu tester des gènes. À noter que deux types d'études sont distingués : ceux relevant de découvertes à partir de microbiomes d'intestin, de peau ou autre écosystème chez un individu, ou ceux consistant en un séquençage intégral pour produire des bases de données, à partir desquelles on recherchera des particularités chez tel ou tel individu. C'est alors la puissance statistique qui parle, mais dans une étude clinique, chaque échantillon compte.

« 90 % de la connaissance sur le microbiome est encore à découvrir », observe Pierre Meulien, directeur exécutif de l'IMI, pour qui l'opportunité d'une réflexion menée avec Lyonbiopôle dans le cadre de Biovision ouvre des perspectives industrielles réelles pour les adhérents pharmaceutiques de l'IMI, et potentiellement une opportunité d'appel à projets dans le domaine de la métagénomique.

 

Nouvelles approches pour l'immunothérapie

 

Évènement satellite de Biovision, un atelier sur l'impact des nouvelles modalités de délivrance visait à faire le point sur les récentes innovations en la matière. À l'initiative de Lyonbiopôle et de MabDesign, l'association nationale du secteur industriel de l'anticorps thérapeutique et de l'immunothérapie, il a permis d'échanger entre académiques, cliniciens, grands groupes et PME travaillant dans le domaine. « À côté des immunothérapies classiquement réalisées en sous-cutané, on doit désormais considérer parmi les autres modalités d'administration les voies orale, sublinguale, percutanée, intramusculaire, mucosale, annale, parentérale, etc. », déclare Nicolas Groux, directeur des opérations de MabDesign. L'occasion donc de s'intéresser à cette dernière modalité avec Sanofi, à l'approche sublinguale pour l'immunothérapie allergénique chère à Stallergènes, ou encore aux systèmes de délivrance de biomolécules par aérosol d'Aerodrug. Mais aussi d'envisager les formulations innovantes liées aux voies d'administration : technologies d'encapsulation de biomolécules développées par la société Capsulae, microparticules adjuvantes versatiles adaptées aux différentes voies d'administration imaginées par Adjuvatis, ou encore plateforme de délivrance VacSIM de 3D Matrix.

« L'approche industrielle sur les nouvelles modalités de dispensation avec MabDesign contribue à structurer la filière », se réjouit Florence Agostino-Etchetto, directrice de Lyonbiopôle.


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