Innovation : L'écosystème français est-il efficace ?

Le 01 décembre 2016 par Aurélie Dureuil
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Les aides à l'innovation reposent beaucoup sur la mise en relation.
Les aides à l'innovation reposent beaucoup sur la mise en relation.
©Polepharma

Pôles de compétitivité, clusters, technopoles... La France foisonne de structures pour soutenir l'innovation sous différentes formes dans le domaine de la santé. Chacune met en avant son expertise et sa complémentarité par rapport aux autres. Des positionnements parfois concurrents.

De nombreux acteurs s'accordent sur l'excellence de la recherche académique française. Comme l'a déclaré Christian Béchon, p-dg du LFB lors des rencontres du G5 Santé, début octobre : « Nous avons la chance d'avoir une très bonne recherche académique en France ». Un constat fait également par Christian Lajoux, président du pôle de compétitivité Medicen : « Nous comptons des laboratoires de recherche fondamentale et des services cliniques parmi les meilleurs dans le monde dans les domaines de l'oncologie, de la thérapie cellulaire, de la génomique... ». Et avec les Programmes investissements d'avenir (PIA), des Laboratoires d'excellence (LabEx) ont été créés, comme le rappelle Denis Requier, vice-président Innovation de Polepharma. Il cite : « La création des LabEx a été une décision extrêmement importante pour faire émerger de France des grands pôles de compétences. Au niveau de la région Centre-Val-de-Loire, nous avons deux LabEx très complémentaires dans le domaine de la recherche de nouveaux médicaments : MabImprove sur les anticorps monoclonaux et Synorg sur la chimie organique ». Du côté de la Normandie, Nathalie Doumeng, directrice de la technopole Chimie Biologie Santé (CBS) cite le tremplin Carnot. Dans la région, le tremplin Carnot I2C (Innovation Chimie Carnot) a été labellisé en juillet 2016. Il regroupe 8 laboratoires normands qui « disposent de compétences et savoir-faire complémentaires dans la chimie. Leurs recherches s'adressent aux domaines de la pharmacie, de la cosmétique et de l'environnement. Cela donne les moyens à ces laboratoires de se fédérer et d'avoir une offre beaucoup plus lisible », précise-t-elle.

 

Le soutien aux projets collaboratifs

 

Ainsi, la France n'a pas à rougir de sa recherche académique dans le domaine de la santé.

Pourtant, quel avenir pour une innovation du domaine académique dans le domaine de la santé en France ? Plusieurs voies de valorisation existent. Il y a notamment la possibilité de poursuivre le développement sous forme de projet collaboratif. Et pour ce faire, les pôles de compétitivité, clusters ou technopoles peuvent apporter une aide précieuse. D'abord, pour faciliter les rencontres entre les différents acteurs. Le cluster de la production pharmaceutique en régions Centre-Val-de-Loire, Normandie et Île-de-France organise des évènements tels que les afterwork, les congrès... « L'objectif est de faire se rencontrer nos adhérents, de les faire sortir de leurs laboratoires et entreprises pour partager des expertises et mieux intégrer les contraintes et besoins de l'autre monde, entre académiques et industriels », observe Sophie Ehrhardt, chargée de mission Innovation Biomédicaments de Polepharma. Cette animation du réseau est également mise en avant par Liberto Yubero, président du pôle de compétitivité Cancer-Bio-Santé : « nous organisons des réunions communes, pour présenter le Canceropole et ses différents acteurs, en particulier académiques et hospitaliers, à nos entreprises, et vice-versa. Ceci afin d'engager ensemble des projets ou initiatives qui nous retrouveraient unis dans une même collaboration ».

Julie Freydière, responsable Innovation au sein d'Alsace BioValley, souligne une des missions du pôle de compétitivité d'« accompagnement à l'innovation et au montage de projets collaboratifs de R&D ». Ainsi, chaque structure se targue d'aider à la mise en place de projets collaboratifs. Du côté des pôles de compétitivité, chacun affiche ses résultats. Medicen annonce 630 projets labellisés, tandis qu'Alsace BioValley recense 502 projets de R&D collaboratifs labellisés depuis 2005. La création de structures a ainsi favorisé la mise en place de projets collaboratifs. Ces projets impliquent des équipes académiques, des PME mais aussi parfois des grands groupes.

 

Des freins aux partenariats avec les grands groupes

 

Dans la poursuite de ces projets collaboratifs ou en dehors de ces initiatives, le développement en partenariat avec une grande entreprise du secteur représente également une option pour la valorisation des résultats de la recherche académique. « Il est clair qu'il y a eu un changement de paradigme dans l'industrie pharmaceutique depuis 20 ans. L'innovation ne se fait plus exclusivement dans les grands groupes. Une multitude de petites entreprises interviennent désormais en appui pour développer une première molécule et réaliser la preuve de concept », observe Emeline Hahn, chargée d'Innovation au sein d'Alsace BioValley. Les partenariats et prises de licences sur des recherches issues du public se développent donc. Les grands organismes publics ont d'ailleurs créé des départements ou des structures dédiés comme Inserm Transfert. Des Satt (Sociétés d'accélération du transfert de technologies) ont également vu le jour. « Les partenariats public-privé, c'est la clé. Cela nécessite une relation extrêmement étroite », note Emmanuel Canet, président R&D de Servier, au cours des Rencontres du G5. Pourtant, le groupement de laboratoires pointe certaines difficultés. « Il y a des gens qui veulent collaborer des deux côtés, et pourtant, j'ai l'impression que les barrières se montrent très vite », indique Christian Béchon (LFB). « Il est vital de pouvoir mettre en place des partenariats avec toute structure d'innovation. On ne peut pas être satisfait de la situation actuelle », renchérit Laurent Audoly, dg de l'Institut de recherche Pierre Fabre et directeur R&D du laboratoire français. Emmanuel Canet (Servier) appelle, par exemple, à « favoriser la mobilité entre le privé et le public » et à « attirer les talents ». Et les industriels en pâtissent dans la compétition internationale. Dans le cadre des appels à projets européens IMI (Innovative Medicines Initiative), la France pointe à la 3e place derrière le Royaume-Uni et l'Allemagne, selon Pierre Meulien, directeur exécutif d'IMI, qui s'exprimait lors des rencontres du G5. « En France, la recherche est excellente, l'industrie est excellente, mais la rencontre entre les deux n'est pas optimale. Il faut créer les formes pour ce dialogue », plaide-t-il. Les grands groupes pointent également les difficultés de contractualisation avec le milieu académique. Un constat fait aussi par Florence Agostino-Etchetto, directrice générale de Lyonbiopôle : « En dépit des Satt, le paysage n'est pas encore clair. Le temps de signature et de contractualisation reste aujourd'hui extrêmement long. C'est un peu pénalisant pour les projets ». De son côté, Emeline Hahn (Alsace BioValley) souligne que « les grands groupes revoient leur organisation en matière d'innovation ». Julie Freydière (ABV) ajoute : « Ils viennent davantage observer l'innovation des plus petits et l'intègrent, si elle est pertinente ». Un changement qui s'opère trop lentement, d'après Christian Lajoux (Medicen). Il observe ainsi : « Je m'évertue à faire connaître les moyens des pôles de compétitivité et à faire venir les grands laboratoires. Au sein de Medicen, très peu de groupes pharmaceutiques internationaux sont présents. Ils se privent de capacité de rencontres, de dialogues... ».

 

Autre option : la création de start-up

 

Enfin, au sein du laboratoire académique, un ou plusieurs chercheurs peuvent décider de se lancer dans l'entreprenariat en créant une start-up. Ces jeunes sociétés innovantes peuvent également éclore de projets collaboratifs. « Depuis sa création, le concours du ministère de la Recherche a permis la création de 1 600 entreprises dont 70 % sont toujours en activité », cite Isabelle Diaz, directrice Biotechnologies et recherche au Leem. « Le réseau des start-up n'est pas à la hauteur du niveau de la recherche académique dans la région Centre-Val-de-Loire. D'où l'implication de Polepharma dans la création de start-up », confie Denis Requier, vice-président Innovation de Polepharma. Le cluster travaille avec les universités et organismes de recherche régionaux pour accompagner les chercheurs pour la création d'entreprises innovantes. Sophie Ehrhardt recense ainsi 4 à 5 projets académiques qui devraient se transformer en jeunes entreprises innovantes. L'accompagnement de porteurs de projet à la création d'entreprise s'inscrit dans l'activité des pôles, clusters et technopôles. « Les PME adhérentes viennent assez naturellement nous solliciter, à des phases parfois précoces », indique Florence Agostino-Etchetto. Elle ajoute : « L'ensemble des dispositifs de Lyonbiopôle est assez intriqué. Notre vision est que l'innovation en santé est un vecteur de développement majeur. Pour cela, notre offre va de l'animation scientifique au montage de projets jusqu'à la production via notre plateforme GMP, Accinov. Et entre les deux, Lyonbiopôle aide ses membres à trouver des partenaires, des fonds, former les porteurs de projets pour aller rencontrer les grands groupes, les investisseurs... ». Cette stratégie d'accompagnement passe aussi bien par la mise en relation pour la mise en place de projet que par l'aide à la création d'entreprise.

 

Viser le développement à l'international

 

Pour chacune de ces stratégies de valorisation, se pose la question du financement. Une fois encore, les différentes structures présentes en France tentent de flécher les options disponibles pour les entrepreneurs. « L'accès aux financements privés reste un élément crucial et majeur pour l'innovation. C'est un élément qui s'est structuré, ces dernières années », constate Florence Agostino-Etchetto. Sophie Ehrhardt (Polepharma) observe : « Il faut capitaliser sur les synergies entre académiques et industriels en frappant à différentes portes. À l'échelle régionale, nationale, européenne... ». Pour les projets collaboratifs, les guichets se situent au niveau des Conseils régionaux, de l'État (FUI, ANR, PIA) et au niveau européen. Dès le projet de création d'entreprise, les entrepreneurs peuvent se tourner vers Bpifrance. « Dans le domaine de la santé, nous avons engagé 206 M€ avec 177 projets de biotechnologies et 315 projets autour des technologies médicales, à travers les aides à l'innovation de Bpifrance Financement et les programmes du PIA pour lesquels nous sommes opérateurs. Parmi ces derniers, le programme Projets structurants pour la compétitivité nous permet de soutenir des projets collaboratifs d'innovation de rupture jusqu'à l'accès au marché. Avec le programme Projets industriels d'avenir (Piave), nous soutenons des projets de développement qui ont un fort potentiel de création d'emplois industriels sur le territoire », détaille Marielle Mailhes, responsable du domaine santé de Bpifrance Financement. Elle observe, par ailleurs, une évolution dans le modèle des biotechs : « Il y a une dizaine d'années, les entreprises avaient pour vocation de licencier leur innovation. De plus en plus d'entreprises vont plus loin dans le développement de leur produit et affichent leur volonté d'aller jusqu'au marché, seules ou en partenariat ». Pourtant, si les fonds pour l'amorçage sont aisés à trouver, les entrepreneurs se heurtent toujours à des difficultés pour financer les phases suivantes. « Tant qu'il s'agit de trouver quelques millions d'euros de fonds propres, il y a les fonds d'amorçage, les aides à la création, les incubateurs... La difficulté est de trouver quelques dizaines de millions d'euros. Les fonds se font rares, les entrées en Bourse se font bien mais à des niveaux de capitalisation bien moindres que pour les sociétés américaines », indique Isabelle Diaz, directrice Biotechnologies et recherche au Leem.

Cette question du financement a été intégrée par les pôles de compétitivité et clusters depuis plusieurs années. Et dans leurs missions d'aider les PME innovantes à grandir, ces structures ont développé l'accompagnement à l'international. « La santé est un marché mondial. Il n'y aura aucun développement d'entreprise exclusivement sur le marché rhône-alpin ou français. Pour réussir, il faut aborder très vite les questions d'internationalisation », indique Florence Agostino-Etchetto. Le développement des sociétés et des projets au niveau international semble ainsi incontournable. Comme le confirme Liberto Yubero (Cancer-Bio-Santé) : « Nous avons mis en place une stratégie à l'international. Nous avons des contacts avec des clusters aux États-Unis, à Oslo... Cela nous permet d'augmenter le rayonnement de notre réseau. Mais auparavant, nous devons avoir une base solide sur notre territoire ». Et l'internationalisation des start-up et des projets peut être abordée de différentes manières. Christian Lajoux (Medicen) parle d'attractivité « in » et « out » : « la vocation des solutions thérapeutiques est d'être internationalisées. L'attractivité « out » consiste à accompagner les entreprises à l'international. Entre 2013 et 2016, nous avons accompagné plus d'une centaine d'entreprises. Mais nous devons aussi faire valoir l'attractivité de notre territoire pour amener les entreprises internationales à développer des projets et à s'installer sur le territoire français voire francilien. C'est l'attractivité « in » ».

Pour toutes ces étapes de la valorisation, différentes structures sont actives en France pour soutenir l'innovation. Au point parfois de se concurrencer. « C'est une situation que nous devons résoudre. Il y a beaucoup de lieux de développement : les pôles de compétitivité, les clusters, les incubateurs, les pépinières. Rien que sur la région Île-de-France, nous recensons plus de 200 lieux de développement dont une trentaine dans le domaine de la santé. Il y a parfois une forme de concurrence », indique Christian Lajoux (Medicen). Le pôle a mis en place une mission d'identification de ces lieux et « des synergies, des concurrences et ses manques, ces actions que personnes ne fait », ajoute le président de Medicen. Ce travail de recensement devrait déboucher sur une recommandation à la Région et à l'ensemble des acteurs territoriaux à la fin du premier semestre 2017. Si cette concurrence peut exister, les pôles y voient aussi des synergies. Comme l'indique Liberto Yubero (Cancer-Bio-Santé) : « Nous avons noué des partenariats avec d'autres pôles de compétitivité qui ne sont pas forcément dans le domaine de la santé pour organiser les transferts de pratiques et de savoir-faire vers la santé. Et nous continuons cette stratégie ». Et dans le domaine de la santé, les 7 pôles de compétitivité en France s'organisent pour créer un « interpôle », « pour porter les grands enjeux et s'assurer que l'innovation reste? une priorité au niveau national », précise Florence Agostino-Etchetto (Lyonbiopôle).

 

Les industriels français pâtissent du manque de partenariat entre le public et le privé dans la compétition internationale.

Les 7 pôles de compétitivité en France s'organisent en « interpôle » pour « s'assurer que l'innovation reste une priorité au niveau national » (Florence Agostino-Etchetto, Lyonbiopôle).

 

FRANCE BIOTECH« Faire des propositions pour améliorer l'environnement financier, fiscal et administratif »

L'association France Biotech a présenté, le 23 novembre, son panorama des biotechs. Sa présidente, Maryvonne Hiance, détaille les actions qui seront portées dans le débat présidentiel.

Industrie Pharma : Vous avez pris la présidence de France Biotech, le 30 juin dernier. Pouvez-vous présenter l'association aujourd'hui ? Maryvonne Hiance : France Biotech est une association qui réunit les entrepreneurs de la biotech. Nous n'intégrons pas seulement les sociétés avec des activités de drug discovery mais aussi toutes les sociétés avec des technologies innovantes dans la santé comme les medtechs, le digital... France Biotech compte environ 150 membres actifs et 250 sociétés de l'environnement de la biotech. Nous avons également des membres associés qui n'ont pas de droit de vote mais participent à la dynamique. Vous avez présenté, le 23 novembre, votre panorama annuel des biotechs (voir encadré). A partir de ce constat, quelle voix allez-vous porter dans le débat présidentiel 2017 ? M.H. : Les technologies innovantes de la santé représentent une activité majeure économiquement. La part de ces nouvelles technologies représentait moins de 10 % du marché pharmaceutique, il y a une dizaine d'années. Aujourd'hui, nous atteignons 25 %. Dans 10 à 20 ans, cela représentera 50 %. Compte tenu de cet enjeu économique, nous voulons faire des propositions pour améliorer l'environnement financier, fiscal et administratif pour les sociétés françaises. Quelles vont être vos propositions en matière de financement ? M.H. : Aujourd'hui, nous avons en France des entrepreneurs très dynamiques, une solide recherche fondamentale et appliquée dans les laboratoires, et des initiatives du gouvernement pour favoriser les fonds d'amorçage et le démarrage des entreprises. Par contre, pour les phases suivantes, les sociétés éprouvent de grandes difficultés à trouver des fonds pour financer leur croissance et attirer des talents afin d'atteindre la taille critique nécessaire pour compter sur l'échiquier mondial. Il n'y a pas assez de fonds privés de capital risque. Nous en comptons moins de 5 représentatifs sur la place de Paris. Et les fonds étrangers ne se lancent pas, s'ils ne peuvent pas s'appuyer sur un fonds national. Nous demandons à l'Etat d'aider à un fléchage de l'épargne des Français vers l'investissement dans les jeunes sociétés innovantes pour aider ses sociétés à croître et à devenir des ETI. Pourtant, le dispositif PEA-PME a été créé... M.H. : Ce n'est pas suffisant. Nous proposions que 1 % des assurances vie soient dédiés à l'innovation. Apparemment, des contraintes européennes empêchent une telle disposition. Par contre, dans le cadre de la loi Madelin sur les hedge funds, il serait possible qu'1 % de ces fonds soit orienté vers l'investissement dans les sociétés de santé pour conforter les capitaux propres. En matière fiscale, la France dispose déjà du Crédit impôts recherche (CIR). Quel bilan dressez-vous ? M.H. : Le CIR est vraiment un atout pour les entreprises françaises. Le point faible est que, souvent, les entreprises ne savent pas quand le remboursement va intervenir. Or pour les JEI, la trésorerie est cruciale et nous souhaiterions donc que le remboursement intervienne dans les 3 mois. Par ailleurs, nous demandons un maintien de la fiscalité. Il est très difficile de gérer une entreprise avec des changements de fiscalité tous les trimestres ! Par ailleurs, pour le statut JEI, France Biotech va proposer de revenir aux conditions de 2010 et une durée adaptée au cycle de développement biotech. Un autre point concerne l'environnement administratif. Quelle est votre revendication dans ce domaine ? M.H. : Un point faible de la France concerne la politique de valorisation. Nous avons pléthore d'instituts de valorisation entre le public et le privé. Il faudrait favoriser les laboratoires mixtes au démarrage et le transfert de technologie. Les Satt auraient pu être une bonne idée, mais ils viennent en compétition avec Inserm Transfert. De plus, ils imposent souvent des contrats irréalistes pour l'industrie. Il faut que les deux parties s'entendent pour être réalistes et efficaces. A partir du laboratoire de recherche, on peut mettre au point le concept, mais tant qu'il n'est pas devenu un produit, il ne vaut rien... France Biotech va également proposer une procédure accélérée d'autorisation des phases I et II pour les PME innovantes afin d'endiguer les délais qui coûtent de l'argent aux sociétés et de maintenir ces essais en France. Ce qui est de moins en moins le cas aujourd'hui, en raison des délais d'autorisation très longs ! Comment allez-vous porter ces propositions ? M.H. : Nous devons communiquer au maximum en tant que France Biotech. Mais nous allons également participer aux Primaires de l'économie avec quatre associations : CroissancePlus, le Meti, France Digital et ACSEL. Ce sera une charte en 10 points, qui sont les points majeurs pour toutes les entreprises innovantes.

Propos recueillis par Aurélie Dureuil

SEPT PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ LABELLISÉS BIOTECHNOLOGIES/SANTÉ

Alsace BioValley : Nouvelles molécules thérapeutiques et outils innovants pour la médecine ; Membres : 105 entreprises, 26 formation-recherche, 24 autres partenaires ; basée à Illkrich (64). Atlanpole Biotherapies : Thérapie cellulaire et génique, immunologie et immunothérapie et ingénierie moléculaire, tissulaire et cellulaire ; Membres : 3 grandes entreprises, 31 PME, 28 recherche, 3 formation et 2 autres partenaires ; basé à Nantes (44). Cancer-Bio-Santé : prévention alimentaire, cibles thérapeutiques, innovations thérapeutiques et outils biomédicaux ; Membres : 7 grandes entreprises, 3 PME, 4 recherche, 1 formation et autres partenaires ; basé à Toulouse (31). Eurobiomed : Maladies infectieuses, tropicales et émergentes, maladies rares et orphelines, dispositifs médicaux, immunologie et ses applications thérapeutiques, et pathologies neurologiques, vieillissement et handicap ; Membres : 101 entreprises, 41 recherche et formation et 2 autres partenaires ; basé à Marseille (13). Lyonbiopôle : maladies infectieuses, cancers, maladies auto-immunes, cardio-vasculaires, métaboliques ou neurologiques ; Membres : 5 industriels leaders mondiaux sur leur marché, 11 ETI et filiales de grands groupes, 157 PME, 17 centres de compétences ; basé à Lyon (69). Medicen Paris région : Diagnostic in vitro, imagerie diagnostique et interventionnelle, médecine régénératrice et biomatériaux, TIC et Santé, médecine translationnelle ; Membres : 16 grandes entreprises, 162 PME, 29 recherche et 14 autres partenaires ; basé à Paris (75). Nutrition Santé Longévité : Interface Nutrition/Santé, agroalimentaire ; biotechnologies, maladies de civilisation, maladies métaboliques et cardiovasculaires, maladies liées à l'âge, maladies inflammatoires chroniques de l'intestin et comportement du consommateur ; Membres : 24 grandes entreprises et ETI, 33 PME, 16 recherche et formation et 9 autres partenaires ; basé à Loos (59). (source : gouvernement)


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Article extrait d'Industrie Pharma Magazine

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