Boehringer Ingelheim cédera son site de Saint-Herblon et inaugure son siège lyonnais

Le 09 octobre 2017 par Hélène Bour
Vue aérienne du site de production de Saint-Herblon (Loire-Atlantique) de Boehringer Ingelheim.
©Boehringer Ingelheim

Le groupe allemand réorganise ses activités, suite à son acquisition, en janvier dernier, de Merial, la division Santé animale de Sanofi. Il a annoncé la cession de son site de Saint-Herblon en Loire-Atlantique, et a inauguré son siège social Santé Animale France à Lyon.

C'est une réorientation stratégique qui avait plus ou moins été dévoilée par le groupe en janvier, lors de la finalisation de l'achat de Merial, la division Santé animale de Sanofi (CPH n°787). Le laboratoire allemand Boehringer Ingelheim a en effet annoncé, lors de la présentation de son orientation stratégique, qu'il allait céder son site de production santé animale de Saint-Herblon, situé en Loire-Atlantique, entre Nantes et Angers, et hérité de Merial. Bien que « performant », ce site, centré sur les génériques, dont 35 % du portefeuille est constitué d'antibiotiques, ne répond plus aux orientations du groupe, qui souhaite « se recentrer sur les soins préventifs et innovants », nous a confirmé Éric Lambert, secrétaire général de Boehringer Ingelheim France. Exprimant « un fort sentiment d'amertume et d'immense gâchis », le syndicat CFE-CGC rappelle que « ce site cinquantenaire emploie 111 salariés et a développé, au fil des années, une expertise dans la fabrication de seringues intramammaires ainsi que des formes buvables, poudres et injectables ». Malgré tout, le groupe a pris la décision stratégique de ne pas le maintenir dans le périmètre de production, souhaitant davantage se développer dans les vaccins, les antiparasitaires et les diagnostics. Si Éric Lambert précise qu'aucun repreneur n'a pour l'heure été identifié, il assure que le groupe n'envisage pas la fermeture du site de Saint-Herblon, et qu'il « prendra le temps qu'il faudra pour trouver un bon repreneur ». Un travail de taille qui devrait aboutir « début 2019 au mieux », projette Éric Lambert. Dans l'idéal, Boehringer privilégiera un acteur industriel déjà présent sur le marché des génériques et dans la santé animale. Convaincu du « savoir-faire reconnu » du site de Sant-Herblon, Eric Lambert assure que le groupe défendra les intérêts du site, étudiera la qualité du projet de reprise afin de pérenniser le site et ses emplois. Et c'est bien ce qui inquiète la CFE-CGC, qui demande « des garanties » sur « le choix d'un repreneur », « la reprise de l'ensemble des salariés », « le maintien des acquis sociaux (mutuelle, épargne salariale, RTT, etc.) » et « le versement d'une prime de cession par Boehringer Ingelheim ». Si le dialogue entre la direction du site et les syndicats n'a pas encore commencé, la CFE-CGC a fait savoir qu'elle comptait peser dans les discussions à venir pour assurer la pérennité du site et de ses salariés. Créé en 1966 et initialement détenu par Coophavet, le site de Saint-Herblon a été racheté par Rhône Mérieux (depuis devenu Merial) en 1993.

Un nouveau siège social Santé animale à Lyon

Parallèlement à cette annonce, Boehringer Ingelheim a inauguré, le 2 octobre, son nouveau siège Santé Animale France, basé au sein du quartier Gerland de Lyon (Rhône-Alpes). Nommé Boréal, l'immeuble a été érigé sur l'ancien site historique de Merial, neuf mois après la finalisation du processus d'acquisition de la filiale de Sanofi. Ce siège est amené à devenir le centre de gravité des activités tertiaires du pôle vétérinaire de Boehringer en France, puisqu'il réunira à terme 700 personnes issues de Merial, ainsi que des sites de Reims et de Paris. Construit aux dernières normes environnementales, ce bâtiment de 15 500 m2 a nécessité un investissement de l'ordre de 70 millions d'euros. Il permet à Boehringer de tenir ses engagements énoncés lors de la reprise de Merial, l'Allemand ayant assuré que Lyon, ville où est né Merial en 1997, resterait « un maillon essentiel de la chaîne de valeur de la nouvelle entité ». Le groupe allemand, qui compte 45 700 collaborateurs dans le monde, emploie près de 2 800 personnes dans l'Hexagone, dont plus de 1 500 en région lyonnaise.

La santé animale de Boehringer Ingelheim en chiffres

- 2 sites de R&D - 5 sites de production - 2 300 collaborateurs - 80 % du chiffre d'affaires réalisé à l'export - 860 M€ de chiffre d'affaires réalisés depuis la France* (dont 200 millions de ventes sur le marché domestique Français) *Ventes Merial + Boehringer Ingelheim Santé Animale France


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