Bientôt 11 vaccins obligatoires ?

Le 24 juin 2017 par H.B.
Vaccination
©DR

Dans une interview accordée au Parisien-Aujourd'hui en France, le 16 juin dernier, la nouvelle ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a dit réfléchir à rendre obligatoires les onze vaccins destinés aux enfants, et ce, pour une durée limitée. « Aujourd'hui, seuls trois vaccins infantiles sont obligatoires (diphtérie, tétanos, et poliomyélite). Huit autres, dont la coqueluche, l'hépatite B, la rougeole, sont seulement recommandés. Ce double système est une exception française », a ainsi rappelé la ministre. Dénonçant « un vrai problème de santé publique », Agnès Buzyn s'inquiète de la recrudescence de la rougeole, et rappelle que dix enfants en sont décédés depuis 2008. « Comme ce vaccin est seulement recommandé et non obligatoire, le taux de couverture est de 75 % alors qu'il devrait être de 95 % pour prévenir cette épidémie », déplore la ministre dans les pages du Parisien, ajoutant que le même problème existe avec la méningite. Pour cette médecin, « il n'est pas supportable qu'un ado de 15 ans puisse en mourir, parce qu'il n'est pas vacciné ». Aussi réfléchit-elle à rendre obligatoires onze vaccins (poliomyélite, tétanos, diphtérie, coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C) pour une durée limitée, allant de cinq à dix ans, afin d'éradiquer ces maladies infantiles, soulignant au passage que l'Italie l'a fait la semaine passée. Très vite, la ministre a fait face à beaucoup d'hostilité, étant donné que le sentiment anti-vaccins et la crainte des effets secondaires grandissent en France, ces dernières années. Accusée d'aller dans le sens des lobbies pharmaceutiques, la ministre de la Santé dit refuser qu'« on [lui] colle cette étiquette » : « oui, les industriels gagnent de l'argent, mais on ne peut pas réduire la question de la vaccination à l'intérêt des laboratoires », a-t-elle déclaré au Parisien. « La vaccination, ce n'est pas seulement l'intérêt qu'on y trouve soi-même, c'est un enjeu de solidarité, une façon de protéger l'ensemble de la société », a rappelé la ministre, consciente que c'est un long travail de pédagogie qu'elle va devoir mener auprès des Français.


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