C’est une cellule photovoltaïque ''triple jonction'' qui fait la fierté de Sharp. Cette technologie consiste en une superposition de couches semi-conductrices minces à base d’indium et de gallium. Chaque couche absorbe les radiations électromagnétiques pour une certaine tranche de longueur d’onde lumineuse. La complémentarité des spectres d’absorption des différentes couches permet de maximiser l'efficacité globale de la cellule multijonction.
Sharp travaille depuis plusieurs années sur cette technologie coûteuse mais garantissant de hauts rendement. Historiquement, elle est utilisée dans les systèmes spatiaux comme les satellites. En 2009, le constructeur avait déjà annoncé un rendement de 35,8 % grâce à un système InGaAs (Indium, Gallium, Arsenic). Cette frontière a pu être dépassée par l’abaissement de la résistivité à l'interface des différentes couches.
Les cellules multi-jonction affichent un coût de fabrication supérieur aux technologies classiques comme le silicium cristallin ou la couche mince de silicium amorphe. Cependant, couplées à des systèmes de concentration des rayons lumineux, elles peuvent atteindre de hauts niveaux de productivité. Le rendement de 36,9 %, revendiqué par Sharp comme un record du monde, a été obtenu hors système de concentration.
Hugo Leroux

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