Schneider Electric cède Num

Le 09 février 2006 par Industrie et  Technologies
>>  Mots clés :  SAP, Schneider Electric
Surprise dans le petit monde des automatismes : le spécialiste français des automatismes vend sa filiale commande numérique Num à Verdoso Investments.


Le groupe Schneider Electric a en effet décidé de se recentrer sur les domaines dans lesquels il a une masse critique et, bien que les commandes numériques vendues par Num soient à la pointe, cette société ne pèse pas lourd en terme de part de marché en comparaison avec ses concurrents tels Siemens, GE Fanuc, Heidenhain ou Mitsubishi. Rentable depuis la dernière restructuration il y a deux ans, Num a réalisé un chiffre d'affaires de 48,8 millions d'euros en 2005 et emploie 290 personnes.

En fait, le groupe Schneider Electric qui avait décidé il y a quelques années d'attaquer en force le marché de l'industrie automobile avait besoin d'une offre "automatismes" complète dans sa gamme. Ce qui expliquait le caractère stratégique de la présence de Num dans son portefeuille. La situation a brusquement changé en 2004-2005 lorsque le groupe a changé son fusil d'épaule. L'industrie automobile n'étant plus sa priorité, Num n'était plus une filiale stratégique, ce qui explique l'arrêt des investissements de Schneider Electric dans la gamme Axium de Num.

Le fond Verdoso Investments, qui a acheté Num, investit depuis de nombreuses années dans des activités industrielles dans le cadre de transmission, restructuration ou redémarrage d'entreprises en difficultés. Cette représente pour lui une opportunité d'investir à long terme dans une entreprise européenne, très présente sur des marchés de niche à forte complexité, présente en Allemagne, Italie, Angleterre, Espagne, France, Suisse et Etats-Unis. Verdoso Investments s'engage à préserver la pérennité du groupe Num et à développer son activité tout en s'appuyant sur les compétences du management en place.

Paradoxalement, pour le constructeur français de commandes numériques, ce divorce apporte un ballon d'oxygène, car les coûts et les frais de structures ne vont plus être les mêmes que ceux qui le pénalisaient. La société qui possède un département R & D intégré pourra ainsi voler plus facilement de ses propres ailes. Cependant, Schneider Electric a décidé de l'appuyer encore pendant deux ans, le temps nécessaire pour passer de l'un à l'autre des activités intégrées dans le groupe, comme par exemple les achats.

Mirel Scherer

Pour en savoir plus :
http://www.schneider-electric.com 
http://www.num.fr
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