Bien que des entreprises disent déjà disposer de nanocapteurs, le terme pourrait être un abus de langage, en particulier s'ils reposent sur des nanoparticules. Bien souvent, celles-ci s’agrègent une fois déposées, ce qui fait perdre tous les bénéfices liés à l’échelle nanométrique. En cause un procédé de séchage mal maitrisé.
Ce qu’offre Nanolike, c’est une technique de dépôt plus uniforme, et la garantie que les particules soient bien étalées en une couche unique et séparées les unes des autres. Un savoir-faire issu des travaux du Laboratoire de Physique et Chimie de Nano-Objets (LPCNO) et de la chercheuse Laurence Ressier, à l'INSA de Toulouse. « Si les nanoparticules sont déjà une réalité dans les suspensions, comme les produits cosmétiques ou les peintures, leurs applications restent limitées dans l’électronique car on ne sait pas travailler sur support solide », résume Jean-Jacques Bois, co-fondateur de la start-up. « Nous déposons les nanoparticules un peu comme un vernis, en créant des zones actives sur une surface, puis en contrôlant particulièrement l’étape de séchage afin d’éviter la formation d’amas », détaille ce-dernier.
Car les nanoparticules constituent des capteurs redoutablement efficaces. Avec des métaux, comme l’or, par exemple, on peut mesurer les variations de déformation dans un milieu, à partir des variations de résistance. Là où cette réponse est linéaire pour des particules conventionnelles, celle-ci est exponentielle dans le cas des nanoparticules. Il suffit de les raccorder à deux électrodes pour obtenir un capteur très sensible.
La technique de Nanolike s’applique à toutes les surfaces qui accueillent actuellement des capteurs électroniques : canalisations ; aile d’avions ; tableau de bord des voitures ; panneaux solaires... Avec à la clé, une réduction drastique des coûts et de la consommation d'énergie.
A court termes, la start-up souhaite déjà améliorer son procédé de dépôt. Ensuite, il est permis de rêver : « Nous pouvons envisager, en mélangeant différent types de nanoparticules, d’établir des cartographies très précises d’un milieu », projette Jean-Jacques Bois, qui envisage des applications de type nez ou langue électronique. La start-up est en discussion avec deux industriels pour développer des matrices capables de mesurer différents paramètres.
Ludovic Fery
Nanolike en bref :
Date de création : programmée pour janvier 2012
Créateurs : Samuel Behar et Jean-Jacques Bois
Implantation : INSA Toulouse
Effectif actuel : 2
Brevets : valorisation de brevets du laboratoire LPCNO
Levée de fonds : prévue à moyen terme
Site : www.nanolike.com
Contact : Jean-Jacques Bois, gérant et responsable commercial
Tél : 06 49 17 58 86
Email : jj.bois@nanolike.com

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