Le Palmarès des écoles d'ingénieurs

Le 25 novembre 2003 par Rédaction Industrie et Technologies
classement des ?coles
classement des ?coles
Voici notre classement annuel
des cent premières écoles
en fonction du volume de leurs partenariats
en R&D avec l'industrie.
Et une sélection de dix projets exemplaires.



> Présentation du classement
> Les écoles classées de 1 à 50
> Les écoles classées de 51 à 115
> Une sélection de 10 projets exemplaires
> Evolution du volume des contrats de R&D
>
Liste complète des écoles


Avec un total de 225millions d'euros, contre 215 l'année dernière, les cent premières écoles d'ingénieurs ont, cette année encore, battu le record de leurs partenariats avec les entreprises. Pas de récession apparente donc. Mais il est vrai que ce classement illustre les collaborations en 2002. Pour cette édition, les habitués remarqueront que nous avons isolé du tableau des cent premières écoles les instituts nationaux polytechniques et les groupes d'écoles. 

Le classement annuel des 115 premières écoles en fonction du volume de leurs partenariats en R&D avec l'industrie.
Les écoles classées de 1 à 50
> Les écoles classées de 51 à 115


13000 partenariats

Ce petit changement présente un double effet. D'abord, il permet à l'Ensam de monter sur le podium derrière les indétrônables que sont l'Insa de Lyon (2e) et l'École des mines de Paris (1re). Mais il bénéficie aussi à quelques écoles auparavant absentes de notre tableau et qui, cette année, y font leur apparition. Bienvenue donc dans le ?club des cent? à l'École supérieure de technologie des biomolécules de Bordeaux (Gironde) et à l'École nationale supérieure des ingénieurs des études et techniques de l'armement de Brest (Finistère). Le classement distingue aussi les écoles présentant les plus fortes progressions de leur volume d'affaires avec les entreprises par rapport à l'an dernier. Les champions en la matière sont l'École nationale supérieure d'informatique et mathématiques appliquées de Grenoble (Isère), l'Institut supérieur d'agriculture de Lille (Nord) et l'École nationale des travaux publics de l'État (Vaulx-en-Velin - Rhône) qui enregistrent plus de 100% de progression! En 2002, plus de 13000entreprises - chiffres cumulés - ont ainsi bénéficié des compétences des cent premières écoles d'ingénieurs. L'Insa de Lyon (Rhône) et l'École des mines d'Alès (Gard) sont les plus prolifiques, avec chacune environ mille partenaires industriels. À l'opposé, l'antépénultième établissement de notre tableau, l'École supérieure de technologie des biomolécules de Bordeaux, ne revendique qu'un seul partenaire industriel, mais il est de taille : Aventis Pharma. Les partenaires ont modifié la levure Saccharomyces cerevisiae afin qu'elle produise de l'hydrocortisone : un antiinflammatoire dont le marché mondial est d'environ un milliard d'euros... D'autres partenariats sont de véritables aventures au long cours. Entre l'École centrale de Lyon et EDF, l'histoire remonte aux années 1970 et se poursuit aujourd'hui par des travaux sur la modélisation de la pollution à l'échelle d'une agglomération urbaine. Entre l'École supérieure d'optique à Orsay (Essonne) et Thales, le partenariat historique va bientôt se concrétiser sous la forme d'un laboratoire commun sur les nanotechnologies pour composants optiques. À l'École supérieure de chimie, physique, électronique de Lyon, une alliance originale a été signée avec BP Chemicals. L'école est l'un des cinq établissements (avec Berkeley et Caltech aux États-Unis, l'Imperial College en Grande-Bretagne et l'université de Dalian en Chine) choisis par l'industriel pour la délocalisation de sa recherche. Les partenariats à l'international se développent en effet de plus en plus. L'un des plus atypiques implique l'Insa de Lyon, les Mines de Paris et l'INP-Lorraine. Elles ont participé à la création, il y a tout juste un an, du centre franco-chinois de l'énergie et de l'environnement de l'université de Tsinghua, en partenariat avec Suez, le groupe Accor et des industriels locaux. Les projets de R&D porteront entre autres sur la dépollution des sols et le traitement des fumées.
Forte présence dans les programmes européens
En fait, les partenariats internationaux se nouent le plus souvent dans le cadre de programmes européens. Mais des accords ?one to one? existent aussi. L'École de chimie de Mulhouse (Haut-Rhin) travaille, par exemple, avec Hitachi sur des photoamorceurs, et avec DuPont sur des mécanismes de photopolymérisation. Autres exemples: Polytech'Orléans (Loiret) étudie avec Philips un masque métallique pour téléviseurs et l'École nationale des travaux publics de l'État travaille avec Solvay sur l'évaluation des sédiments contaminés. D'autres écoles cultivent plutôt les partenariats de proximité, en particulier avec les PME. Une tendance très nette dans les écoles spécialisées dans le bois, les textiles, l'agroalimentaire... Ainsi, l'École nationale d'ingénieurs des techniques des IAA à Nantes (Loire-Atlantique) a collaboré avec Miti (Nantes) sur l'allongement de la durée limite de consommation de ses produits à base de crevettes, et avec Frais Emincés (Pontchâteau - Loire-Atlantique) sur le conditionnement sous atmosphère contrôlée de ses légumes prêts à l'emploi. Polytech'Lille (Nord) affiche aussi sa volonté de proximité: l'école est impliquée dans le Plan local innovation (PLI) de la métropole lilloise, une initiative visant les PME de la région.

Michel Le Toullec


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