Les solutions de prévention des pertes de données feraient défaut dans près des trois-quarts des entreprises, la plupart européennes. Telle est la conclusion de l'étude réalisée en mai 2010 par l'Institut Quocirca. Ce manque de sécurité engendrerait la perte de plusieurs milliards d’euros chaque année et aurait des répercussions sur la compétitivité et l’image des entreprises.
Manque de vigilance, de prévoyance sur l’intégralité des supports de stockage ou volonté de réduire les coûts sans en mesurer les risques économiques ? Toujours est-il que seulement 28 % des entreprises auraient déployé une solution de prévention des pertes de données (ou DLP pour Data Loss Prevention en anglais) selon une étude réalisée par le cabinet britannique Quocirca pour le compte de l’éditeur CA et menée dans 14 pays (Belgique, Danemark, Allemagne, Finlande, France, Irlande, Israël, Italie, Pays-Bas, Norvège, Portugal, Espagne, Suède et Royaume-Uni).
Selon cette étude, les 72 % restants n’auraient pas pris de mesures suffisamment efficaces pour protéger leurs systèmes d’information. Selon l’analyse de Quocirca, les entreprises se focalisent sur la sécurité de leur réseau informatique, mais oublient le plus souvent que les données circulent sur les disques durs amovibles, cédéroms, clés USB, ordinateurs portables, terminaux mobiles. Données et informations restent donc vulnérables et facilement accessibles sur d’autres supports.
Mettre en place un partage sécurisé des informations
Pour mieux protéger toutes ces données sensibles, Quocirca recommande aux entreprises d’adopter des solutions de DLP ou prévention des pertes de données pour corréler l'utilisation des données aux individus concernés, pour mieux gérer les droits d'accès aux documents et aux données sur l'ensemble de leur cycle de vie. Selon Bob Tarzey, Analyste et Directeur de Quocirca : « de récentes fuites de données sensibles démontrent que les supports de stockage électronique font souvent l’objet d’une attention insuffisante. Ce manque de protection peut s’avérer coûteux – notamment au regard des amendes aujourd’hui imposées par les pouvoirs publics. A cela s’ajoutent les atteintes à l’image et la perte de compétitivité qui en découlent généralement. Aujourd’hui, des technologies existent pourtant pour corréler l’utilisation des données aux individus concernés à travers l’application de politiques permettant de mettre en œuvre une architecture orientée conformité selon des standards de sécurité largement reconnus (tels qu’ISO 27001). Cette approche garantit un partage sécurisé des informations – tant en interne qu’en externe – pour assurer la continuité des processus métiers et une bonne gouvernance des données ».
18% des industries seraient équipées de solutions de prévention des pertes de données
Télécommunications et médias (37 %) seraient les secteurs ou les solutions de DLP sont le plus mises en œuvre. Suivent les services financiers et les pouvoirs publics (26 %) loin derrière, avec un taux d’équipement de 18 %, le secteur industriel se révèle moins bien protégé que la moyenne (28 %). « Cette étude démontre clairement que les entreprises ont besoin d’une solution DLP pour assurer effectivement et efficacement la prise en charge de leurs contraintes de conformité, la protection de leur image de marque et l’optimisation de leur compétitivité », indique Shirief Nosseir, directeur du marketing des produits de sécurité EMEA de CA.
« Avec un périmètre réseau de plus en plus flou, il apparaît clairement que la sécurité doit couvrir l’ensemble du cycle de vie des données – et non plus seulement les ressources réseau. Il est en effet indispensable de comprendre et catégoriser ces informations – et de mettre en œuvre des politiques pour déterminer qui peut y accéder et selon quelles modalités. Une solution associant les technologies DLP et IAM offre une combinaison idéale pour aider les entreprises à découvrir, superviser et contrôler les informations critiques, où qu’elles se trouvent, et à s’assurer qu’elles ne sont utilisées que par des personnes autorisées – dans les limites de leurs responsabilités et prérogatives. En substance, cette combinaison offre une approche pragmatique, devenue indispensable dans le contexte actuel de croissance exponentielle des données sensibles, en appliquant le principe du "moindre privilège" au niveau des données elles-mêmes ».
Enfin, selon l’Institut Ponemon, 53 % à 65 % du montant des pertes liées à une fuite de données sont directement imputables à des ventes qui ne seront pas réalisées.

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