Les bioraffineries, en tant qu’unités de transformation de la biomasse afin de produire des matériaux, des carburants ou des intermédiaires chimiques, sont une brique essentielle d’une chimie moins gourmande en pétrole.
C’est le concept qui a occupé, deux ans durant, le projet Star-COLIBRI (pour Strategic research TARgets for 2020 – COLlaboration Initiative on Bio Ref Inery), financé par l’Union Européenne. Il a réuni cinq plate-formes technologiques et cinq pôles de compétitivité.
A l’issue de ses travaux, COLIBRI estime que trois types de bioraffineries seront implantés en Europe, à l’horizon 2030 :
Pour les chercheurs, ces bioraffineries s’appuieront à la fois, pour certains éléments de la biomasse (pailles, sucre, graines oléagineuses, coproduits de l’industrie du bois…), sur des procédés industriels existants et sur des procédés nouveaux pour d’autres éléments (cultures lignocellulosiques, biomasse humide et aquatique…)
D’ici sa conclusion, Star-COLIBRI doit remettre une feuille de route pour la recherche européenne, et dont l'échéance est prévue pour 2020. Les recommandations concerneront cinq niveaux : la biomasse, ses procédés de pré-traitement et de conversion au sein des bioraffineries, la prise en compte du cycle de vie et les stratégies de mise sur le marché des produits biosourcés.
Ludovic Fery
Pour en savoir plus : www.star-colibri.eu

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