Pour récolter l’énergie du vent, les éoliennes se hissent toujours plus haut. Daryoush Allaei, ancien chercheur pour le département de la défense et de l’énergie américain et fondateur de Sheerwind en a pris l’exact contrepied. Son idée : placer les turbine dans des tunnels sous-terrain. Capturé en surface, l’air accélère dans un goulot d’étranglement. Il entraine alors une turbine générant le courant électrique. Un courant stable : des évents ''intelligents'', qui s’ouvrent et se ferment le long de la tuyauterie permettent en effet de contrôler l’aspiration d’air.
D’après Sheerwind, Invelox présente deux atouts. Le premier réside dans son architecture. Plus simple, présentant moins de pièces mobiles, elle nécessite peu de maintenance là où la turbulence des vents extérieurs, qui malmène pâles et rotors, constitue la cause principale de dérive des coûts dans l’exploitation des parcs éoliens. Deuxième avantage : la stabilité et la modularité de la production électrique en font une source plus facile à injecter dans le réseau.
A puissance égale à celle d’une éolienne classique, Sheerwood espère ainsi diviser la hauteur de son installation par deux, et la taille de sa turbine par quatre… Pour un coût au kW « inférieur entre 19 et 36 % » ! Reste qu’aucun prototype à grande échelle n’a encore été construit pour valider ces affirmations. La start-up américaine est actuellement en discussion avec plusieurs investisseurs pour ériger des parcs pilotes.
Affaire à suivre.
Hugo Leroux

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