Le Massachusetts Institute of Technology (MIT) vient de recevoir un financement de 7 millions de dollars sur 5 ans pour développer une batterie liquide. Elle est destinée au stockage d'énergie électrique à grande échelle.

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Les énergies renouvelables ont un point faible : leur intermittence. Le Massachusetts Institute of Technology (MIT) planche sur une solution. Il développe une nouvelle technologie de batteries capable de mieux stocker l'énergie électrique dans les réseaux décentralisés. Son secret ? Elle est liquide. Pour ce projet, l'Agence fédérale américaine de l'énergie (DOE) lui a attribué en octobre 7 millions de dollars, dans le cadre du plan de relance américain face à la crise économique. Quelques jours plus tard, le français Total annonçait un partenariat avec le MIT sur ce même projet (voir notre article, ci-contre).
Trois couches liquides
Le MIT préfère taire la composition exacte de sa technologie. Seule information dévoilée, la batterie est conçue à partir de "matériaux abondants et bons marchés". Elle repose en fait sur trois couches liquides réunies dans un même conteneur. La couche située au milieu est à base de sel. Les deux couches externes sont en alliages métalliques et forment les deux bornes de la batterie.
Maintenu à 700°C
L'ensemble est maintenu à 700°C sous forme liquide. Les densités des matériaux sont telles que les couches restent non-miscibles. D'une couche métallique à l'autre, la circulation des ions crée un courant électrique. Pour l'instant, cette batterie est encore expérimentale. Les chercheurs du MIT doivent encore affiner la composition des trois couches et le design global de la batterie. Pour qu'elle soit opérationnelle, il faudra concevoir le conteneur, le système de connection et de contrôle.
Thomas Blosseville

