L’édition européenne du JEC Composites Show, qui se tenait la semaine dernière à Paris, s’est terminée sur un bilan impressionnant en cette période de crise. Les 1 000 sociétés exposantes ont reçu plus de 27 500 visiteurs venu du monde entier, en croissance de plus de 30 %.
« 2010 marque le début d’une nouvelle ère pour les composites », constate Frédérique Mutel, Présidente-Directrice-Générale du groupe JEC. Pour elle, le secteur s’est structuré tout au long de la chaîne de valeur. « Le périmètre de base, constitué des sociétés pionnières, s’est progressivement concentré. Sur le segment des matières premières, nous avons vu se constituer des ensembles qui consacrent d’importants budgets de R&D aux nouvelles matières (résines thermoplastiques, fibres de carbone et de verre de nouvelle génération, renforts naturels issus du végétal…). Pour les transformateurs, les fusions acquisitions se poursuivent. Certaines sociétés ont disparu. De nouveaux entrants changent la donne ».
Elle estime que : « le mode de production est lui aussi en complète mutation. Les sociétés industrialisent largement la fabrication de pièces composites avec des technologies de plus en plus automatisés. L’Europe et les Etats-Unis connaissent par exemple un taux d’automatisation qui atteint aujourd’hui 84 % contre 69 % pour l’Asie. De fortes marges de progression sont donc encore possibles et les opportunités nombreuses ».
Pour mémoire, le secteur des composites génère aujourd’hui un chiffre d’affaires de l’ordre de 60 milliards d’euros. Avec une croissance annuelle mondiale de l’ordre de 5 %, il pourrait atteindre 80 milliards d’euros en 2015. D’autant que les exigences environnementales et énergétiques, ainsi que la recherche de matériaux toujours plus légers et résistants, favorisent l’émergence des composites.
Jean-François Prevéraud
Pour en savoir plus : http://www.jeccomposites.com

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