> Il aide le chef de projet à obtenir le consensus des concepteurs sur tous les points d'achoppement possibles. Il joue aussi le rôle de force de proposition.
Avec la complexité croissante des produits, le
travail collaboratif entre de
multiples spécialistes, au sein de l'entreprise et de ses partenaires, devient une règle incontournable dans l'industrie. Seulement, qui dit collaboration, dit bien souvent... intérêts divergents entre les différents spécialistes.
D'où un besoin incessant d'
arbitrage.
C'est l'un des rôles du chef de projet.
Mais celui-ci est fréquemment englué dans des
tâches administratives (gestion des heures et des personnels, réunions diverses...)
et il ne dispose pas de suffisamment de temps
pour évaluer correctement tous les problèmes qui lui sont soumis. Pour être efficace, il lui faut
aller à l'essentiel et déléguer aux spécialistes ce qui peut être considéré comme secondaire.
Comprendre les besoins et la finalité «L'expérience montre que des problèmes initialement considérés comme secondaires peuvent se révéler catastrophiques lorsque le produit est mis en service, estime Michel Ohayon, directeur général de Technicréa, un prestataire de services d'études. D'où une demande croissante qui nous est faite pour des facilitateurs de projets.» Le rôle de cette nouvelle race de techniciens est de bien comprendre
| A noter | Le facilitateur doit posséder
> Un bon esprit de synthèse
> Une capacité d'extrapolation
> Une expérience de plusieurs années dans différents secteurs |
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la finalité du projet et des besoins des utilisateurs, ainsi que la philosophie technique de l'entreprise. À partir de là, il va aider les différents concepteurs et experts à trouver ensemble un consensus autour de
solutions techniques bien souvent multitechnologiques.
D'ailleurs, il va souvent jouer le rôle de force de proposition en aidant à
faire évoluer certaines fonctionnalités du produit par changement de technologie (passage à la mécatronique, utilisation de matériaux composites...).
De même, il lui faudra aussi assurer la promotion de l'usage des outils informatiques de travail collaboratif en préconisant la mise en place d'une démarche PLM. Ce rôle de
remise en cause de l'existant suppose, outre une bonne formation, une curiosité technique se traduisant par un intérêt pour de multiples secteurs industriels. Il faudra aussi avoir un
bon esprit de synthèse et une capacité d'extrapolation afin de faciliter l'innovation. Bref, une expérience de plusieurs années dans plusieurs secteurs est indispensable.
Jean-François Prevéraud