Une réaction de Carton ondulé de France

Le 30 septembre 2011 par Henri Saporta
* Mots clés :  Matériaux, Carton ondulé, Environnement

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Dans son numéro de septembre, Emballages Magazine propose un dossier de 11 pages sur le carton ondulé intitulé "De l'entrepôt à la salle blanche"
Dans son numéro de septembre, Emballages Magazine propose un dossier de 11 pages sur le carton ondulé intitulé "De l'entrepôt à la salle blanche"

L'organisation professionnelle conteste les chiffres avancés par les acteurs du bac en plastique. -

Dans son numéro de septembre 2011, Emballages Magazine a publié un dossier de 11 pages sur le carton ondulé intitulé "De l'entrepôt à la salle blanche". D'une façon générale, Emballages Magazine rend compte très régulièrement de l'actualité du carton ondulé dans son magazine et sur le site internet. A la suite de l'article intitulé "Les plateaux résistent aux bacs", Carton Ondulé de France souhaite instamment obtenir la publication de la réaction signée par Isaure d'Archimbaud, déléguée générale de l'organisation professionnelle. Précisons que, aux mois de juin et juillet, Emballages Magazine a, bien entendu, directement contacté Carton ondulé de France (alors L'Emballage ondulé de France [Ondef]) qui n'a pas, à ce moment, souhaité répondre à nos questions au delà des communiqués publiés à l'occasion de la crise de l'E.coli. L'organisation professionnelle doit rendre public les résultats d'une étude sur les plateaux en plastique et en carton ondulé dans le courant du mois d'octobre. En attendant les résultats de cette étude, nous reproduisons ici la réaction de Carton ondulé de France.



La position de Carton ondulé de France

"L'Ondef (désormais Carton ondulé de France) étant citée sans avoir été directement interrogée, nous souhaitons exercer un droit de réponse aux propos exprimés dans l'article intitulé « les plateaux résistent aux bacs» publié dans la revue emballages magazine de septembre 2011.
Nous observons d'abord qu'à quelques lignes d'intervalle deux informations résolument contradictoires sont fournies sans que cette contradiction soit pointée dans votre article : Carrefour Espagne abandonne les caisses plastiques pour améliorer son bilan carbone de 76% alors que la caisse plastique permettrait de gagner 320 g de C02 par rotation en comparaison du carton.
Par ailleurs, nous souhaitons vous faire part de nos commentaires sur le chiffre avancé, de 320 g de C02 par rotation qui serait économisé avec le bac plastique. Nous réalisons en effet actuellement avec le cabinet PricewaterhouseCoopers et en collaboration avec Légumes de France une étude environnementale et économique comparée bac plastique plateau en carton ondulé portant sur les segments melons, endives et champignons. Cette étude, comme celle qui a été commanditée par l'Ademe et à laquelle votre article fait référence, montre que les résultats comparés des émissions de C02 du carton et de la caisse plastique dépendent essentiellement du nombre de rotations réalisées par une caisse plastique sur sa durée de vie.
Ce nombre de rotations, qui constitue le facteur clef du différentiel environnemental entre les deux solutions d'emballages repose aujourd'hui sur les seules déclarations des loueurs eux mêmes et échappe donc aux vérifications que d'autres acteurs peuvent légitimement souhaiter.
Sur ce point, l'argument avancé par les loueurs de bacs plastique qui consiste à dire que l'équilibre économique de cette filière implique un amortissement important du coût d'acquisition des bacs et, par voie de conséquence, un nombre d'utilisations important des bacs plastiques sur leur durée de vie ne nous semble pas probant puisqu'une partie sinon l'intégralité des pertes et des casses de caisses plastiques sont facturées aux producteurs qui les louent.
Quoiqu'il en soit, pour revenir au chiffre de 320 g de C02 par rotation cité dans votre article, et sur les trois segments que nous étudions : on obtiendrait sur ces trois segments un différentiel de 320 grammes de C02 par rotation en faveur de la caisse plastique lorsque le nombre de rotations de la caisse plastique sur sa durée de vie atteint une valeur située entre 50 à 60 (selon les segments) ; ce nombre de rotations peut être mis en perspective avec le nombre de 10 rotations qui est actuellement proposé pour un autre emballage réutilisable - la palette - dans le cadre du projet de référentiel d'évaluation de l'impact environnemental des produits alimentaires ; sur ces mêmes trois segments, on obtiendrait en revanche un différentiel de 320 grammes de C02 par rotation en faveur du plateau carton lorsque le nombre de rotations de la caisse plastique sur sa durée de vie se situe entre 9 et 10 rotations.
Enfin on remarquera que, au-delà de la décision récente de Carrefour en Espagne, d'autres acteurs de la grande distribution s'interrogent non sans raisons sur le bien fondé de l'utilisation de bacs plastique pour le transport des fruits et légumes: ainsi Wallmart qui a récemment annoncé qu'il  évaluait l'opportunité d'un basculement du bac plastique retournable vers le plateau en carton ondulé pour la pomme, le citron et les fruits à noyaux."
Isaure d'Archimbaud


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