Une loi pour l'économie circulaire

Le 14 novembre 2013 par Henri Saporta
* Mots clés :  Environnement, Réglementation

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François-Michel Lambert a fondé l'Institut de l'économie circulaire début 2013.
François-Michel Lambert a fondé l'Institut de l'économie circulaire début 2013.

Chantal Jouanno et François-Michel Lambert estiment que la France doit "changer de cap quant à son modèle de développement". -  

La sénatrice Chantal Jouanno (UDI) et le député François-Michel Lambert (EELV) ont plaidé, le mercredi 6 novembre, pour une loi qui permettrait de développer l'économie circulaire, c'est-à-dire un modèle économique consommant moins de matières premières et promouvant leur réutilisation. "Le paquebot France doit changer de cap quant à son modèle de développement", a indiqué à l'AFP le député EELV des Bouches-du-Rhône en marge des premières Rencontres parlementaires sur l'économie circulaire organisées à la Maison de la Chimie à Paris. "On est dans un modèle d'économie linéaire de surconsommation de matières, et aujourd'hui on voit qu'on n'a plus accès aux ressources. Une loi-cadre pourrait dire que le développement économique est la préservation et l'optimisation des ressources et enverrait un signal fort à tous les acteurs économiques", a estimé François-Michel Lambert  Lambert, qui préside l'Institut de l'économie circulaire créé au début de l'année 2013.

 

Loi-cadre

Le principe d'une loi-cadre sur avait été évoqué en juin par l'ex-ministre de l'Ecologie Delphine Batho, présente comme spectatrice à ces rencontres parlementaires, mais n'a pas été repris à son compte par le gouvernement à l'issue des travaux de la conférence environnementale en septembre. François-Michel Lambert Lambert, qui souligne qu'une telle loi existe au Japon, espère un texte "avant la fin de la mandature". L'ex-secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno est également favorable à une loi-cadre qui permettrait de "faire sauter les verrous qui font que, aujourd'hui, ce n'est pas possible". "Par exemple faire sauter le principe même de déchet", a-t-elle ajouté, et ainsi faire en sorte que "toute matière ne puisse être considérée comme un déchet à enfouir ou incinérer, mais au contraire comme un produit qu'on peut réutiliser".

 

Issue de secours

Nicolas Hulot, invité de ces rencontres réunissant élus, experts et responsables économiques, a estimé que "l'économie circulaire nous offr(ait) une formidable issue de secours" face à la rareté des ressources. "La croissance infinie telle qu'elle existe aujourd'hui n'est pas tenable (...). La décroissance n'est pas recevable", a-t-il jugé. Outre une meilleure gestion des déchets, "travailler en amont sur l'éco-conception" des produits (pour qu'ils utilisent moins de matières et durent plus longtemps par exemple) est "essentiel", a ajouté l'envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète.

 

Réparation

Le ministre de l'Économie sociale et solidaire Benoît Hamon, en ouverture de ces rencontres, a pour sa part rappelé que la future loi sur la consommation, en discussion au Parlement, permettrait des progrès en matière de réparation en obligeant les vendeurs à disposer effectivement des pièces de rechange. De même, la loi sanctionnera plus durement les industriels qui pourraient tromper les consommateurs sur la qualité des produits, a-t-il rappelé.

(avec AFP)


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