Les salaires progresseront moins en France qu’en Europe en 2015

Le 10 septembre 2014 par Tiziano Polito

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Aon Hewitt est spécialisé dans le conseil en management et RH.
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SOCIAL  Les salariés de l’emballage et du papier se situent en dessous de la moyenne, selon une étude d'Aon Hewitt. -

Selon une enquête du cabinet Aon Hewitt, les entreprises employant des salariés en France prévoient d'augmenter globalement les salaires de 2,6% en 2015, soit moins que leurs voisines européennes. Si cette prévision se confirmait, 2015 serait analogue à 2014, déjà légèrement en dessous des trois années précédentes (2,8%) et loin des niveaux d'avant la crise (entre 3,2% et 3,4%). Les projections détaillées du cabinet font état de 1,1% pour les augmentations générales versées à tous les salariés indépendamment de leurs performances et de 2,3% pour les gratifications individuelles. Chez nos voisins européens, les perspectives d'augmentation globale sont plus encourageantes: 3% en Allemagne, 3,1% au Royaume-Uni et 3,3% en Italie. "L'écart s'accroît assez largement cette année entre la France et ses deux premiers partenaires, l'Allemagne et le Royaume-Uni, ce qui montre que dans ces pays, la situation économique semble meilleure que la nôtre", souligne Vincent Cornet, directeur de l'activité rémunération.

 

Des écarts élevés

En France, les salariés ne seront pas logés à la même enseigne selon leur secteur ou la taille de leur entreprise. D'après le consultant "on relève des écarts élevés", "de plus de 1% entre les secteurs". Ainsi, dans l’immobilier, l’édition, les industries lourdes, les salariés pourront espérer se partager des budgets en hausse de plus de 3% quand dans trois autres secteurs - les transports, le conseil, l’industrie du papier et de l'emballage, cette hausse n'excèdera pas 2%, selon l'étude. Ces différences s'expliquent essentiellement par "le marché de l'emploi". "Dans l'industrie lourde, on cherche des candidats pour un certain nombre de postes, cela crée une tension sur les salaires et les employeurs augmentent donc un peu plus", explique Vincent Cornet. La taille est un autre facteur à l'origine des écarts. Plus une entreprise compte de salariés, moins les enveloppes d'augmentation croissent : 1,9% lorsqu'il y a plus de 10 000 salariés, 2,7% quand les effectifs ne dépassent pas 2 000 personnes. Selon Vincent Cornet, dans les plus grandes entreprises, "la rémunération des salariés, qui bénéficient en outre plus souvent d'avantages (intéressement, mutuelles, plan d'épargne abondé par l'employeur), est plus importante et elles ont tendance à en ralentir l'évolution dans un contexte de crise". Sur l'échantillon de 273 entreprises interrogées du 1er au 8 août, environ 4% disent avoir appliqué un gel des salaires en 2014.

(Avec AFP)
 


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