Les robots en débat à Bruxelles

Le 17 février 2017 par Tiziano Polito
* Mots clés :  Robots, Réglementation

Partagez l’info :

envoyer à un ami
L'eurdéputée luxembourgeoise Mady Delvaux.
L'eurdéputée luxembourgeoise Mady Delvaux.

Le Parlement européen s’est prononcé sur un texte de Mady Delvaux. -

Donner un cadre légal à la robotique : tel était l’objectif de Mady Delvaux. L’eurodéputée luxembourgeoise, de l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates, a présenté sa résolution au Parlement européen, réuni en séance plénière, le 16 février dernier. Si le rapport a été voté dans sa majorité, les deux points les plus controversés ne l’ont pas été. Ainsi pour la taxe robot et le revenu universel, qui font également partie du programme du candidat socialiste à la présidentielle française Benoît Hamon. Le concept de « personnalité électronique » faisait partie des sujets les plus emblématiques. L’eurodéputée souhaite en l’occurrence créer un cadre de responsabilité légale définissant les obligations des parties prenantes en cas d’accident. Les robots occupent, en effet, toujours plus de place dans l’espace public et les entreprises, mais ne sont pas, ou sinon très peu, réglementés. Qui est responsable en cas d’accident d’une voiture à guidage automatique ? L’entreprise qui l’utilise, le développeur de l’algorithme qui la dirige ou le constructeur du matériel ? Voilà l’une des questions à laquelle la future réglementation devra répondre.

 

Aspects émotionnels

Le texte préconise une classification des différentes catégories de robots entre drones, robots industriels, véhicules automatiques et autres systèmes d'aide à la personne. Il ne s’intéresse pas, en revanche, aux armes. Concernant les aspects émotionnels, qui sont loin de constituer un épiphénomène lorsque l’on sait l’attachement des malades à leurs équipements de soin, Mady Delvaux envisage la création d’une charte visant à empêcher les personnes de devenir dépendantes de leurs robots. Enfin, l’eurodéputée se penche sur la sécurité des données transmises aux robots. La balle est maintenant dans le camp de la Commission européenne qui ne devrait pas tarder à élaborer une proposition de directive.

 

Le Syndicat des machines et technologies de production (Symop) n’a pas tardé à réagir. Tout en se félicitant de la création d’un cadre éthique harmonisé sur la robotique, l’organisme qui, au niveau national, défend les intérêts des fabricants de machines et de robots, s’interroge sur la nécessité d’un statut juridique propre à cette catégorie de matériels : « Initier un droit des robots, c’est non seulement induire la possibilité que les robots aient des droits, mais également faire un pas vers la reconnaissance d’une personnalité juridique. Or, en l’état actuel des connaissances scientifiques, le robot conscient ou véritablement intelligent, au sens humain du terme, n’est que de la science-fiction », indique l’organisation professionnelle dans un communiqué.

 


Recherches liées

robots

Effectuer une autre recherche




À la une

A suivre dans l'actualité

Automatismes Codage Composants Conditionnement primaire

Sites du groupe

Usine Nouvelle LSA L'Echo Touristique Emballages Magazine

 Publicité  Pour nous contacter  Mentions légales  RSS  GISI Recrute

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus