De la Drupa à la Drupack ?

Le 18 mai 2012 par Henri Saporta
* Mots clés :  Impression, Drupa 2012

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La Drupa 2012 a fermé ses portes le 16 mai avec un visitorat en baisse par rapport à 2012.
La Drupa 2012 a fermé ses portes le 16 mai avec un visitorat en baisse par rapport à 2012.

L'emballage offre un débouché attractif aux fabricants de matériel d'impression. -

Pus grand salon mondial de sa spécialité avec quelque 1850 exposants en provenance d’une cinquantaine de pays répartis dans les 19 halls de Messe Düsseldorf et quelque 400 000 visiteurs attendus, la Drupa 2012 est terminée ; vive la Drupa 2016 ! Que nous promet la prochaine édition du salon des technologies d'impression ? Les premiers enseignements de cette quinzième édition, qui s'est tenue du 3 au 16 mai 2012 en Allemagne, donnent quelques indications. Sur fond de développement des flux numériques, de dématérialisation des échanges et de tensions économiques, le monde de l'impression est en crise. Et il se cherche. Le bilan de cette édition ne pouvait pas être plus clair. Avec 314 500 visiteurs finalement enregistrés, la Drupa perd, en effet, 75 500 visiteurs par rapport à 2008. "Rien d'étonnant", souligne Werner Matthias Dornscheidt, le patron de Messe Düsseldorf : en Allemagne, le secteur graphique a perdu, entre 2000 et 2011, 3 900 sites et 61 000 salariés ; sur la même période aux Etats-Unis, ce sont quelque 7700  sites qui ont fermé. La structure du visitorat est également instructive ; les visiteurs venus de l'étrangers étaient 190 000. Et l'Inde constitue la deuxième provenance avec 15 000 ressortissants derrière l'Allemagne avec 123 000 ressortissants. Les Français sont en quatrième position. 20% des visiteurs se sont d'ailleurs rendus sur les deux espaces consacrés aux nouvelles technologies que sont Drupa Innovation Park (DIP) et Drupa Cube, placé sous la bannière de digi:media. Précisons au passage que les 2 400 journalistes présents venaient de 75 pays.

 

Marchés. La Drupa 2012 traduisait la mutation de cet univers avec des stands qui mettaient l'offre en valeur en fonction de marchés divers et variés et d'applications potentielles. Pourquoi pas du papier peint à la demande et du web-to-print à toutes les sauces ? C'est dans ce contexte que l'emballage avec, pour l'essentiel, le papier, le carton ondulé et plat, les étiquettes et l'emballage souple, ainsi que la promotion sur le lieu de vente (PLV), s'impose comme une évidence à des entreprises qui n'avaient pourtant jamais regardé ces marchés de près ou de loin. Dans les presses offset, Heidelberg voit dans l'emballage son futur quand KBA se dit leader sur ce segment. Plusieurs explications se présentent : la dématérialisation de la consommation n'est pas pour demain ; les marques ont plus que jamais besoin d'une excellente qualité d'impression pour véhiculer leur image et leurs messages ; la pression concurrentielle les pousse, en outre, dans une surenchère de promotion et de séries limitées voire personnalisées.


Innovations. Non seulement l'emballage est un marché en croissance mais il est en plus dynamique et porteur d'innovations. Une entreprise comme Esko ne s'y est pas trompé qui a choisi de concentrer ses forces sur ce seul univers. En termes d'innovations, la Drupa a donc démontré, s'il le fallait encore, que l'impression numérique était désormais le moteur de la profession. Et, fondateur d'Indigo, Benny Landa veut entamer "la seconde révolution" de l'impression numérique avec sa plateforme Nanographic Printing. La fusion des procédés traditionnels et numériques est en cours : les constructeurs de presses offset lancent ainsi des machines numériques et équipent leurs presses de modules de marquage. Atlantic Zeiser a, par exemple, construit une offre pour développer ce dernier marché. Bobst veut également développer une offre numérique. Résultat : des grandes séries personnalisées. Un rêve marketing et industriel ! Surtout pour les grandes marques qui déclinent leurs produits en milliers de références dans le monde entier. Entre géolocalisation, réseaux sociaux, markting direct et perssonalisation unitaire, chaque consommateur peut se voir offrir un produit à son image.


Chaîne graphique. Reste à maîtriser les paramètres économiques : avec la numérisation de la chaîne graphique, se développent des outils de gestion comme Graphisoft chez Rhapso qui permettent de gérer au plus près impositions, temps de calage, planning de production et délais de livraisons. Alors que l'Asie est largement présente du côté de l'offre et de la demande, il s'agit de questions essentielles. Si l'emballage est un marché attrayant, c'est aussi un marché exigeant et compliqué sur lequel la fragmentation des séries est la règle… Or, puissante, souple et totalement automatisée, une presse offset peut être aujourd'hui utilisée comme un périphérique d'ordinateur au même titre qu'une presse numérique. Alors, rendez-vous à la Drupack en 2016 ? Rendez-vous est pris du 2 au 15 juin 2016.


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