Arnaud Leroy s'attaque aux oxo

Le 15 janvier 2014 par Henri Saporta
* Mots clés :  Matériaux, Plastiques, Environnement, Réglementation

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Dans une proposition de loi, le député remet en cause les propriétés et l'innocuité de ces plastiques. -

Député des Français établis hors de France (5e circonscription), Arnaud Leroy a un sérieux doute quant au caractère réellement biodégradable des sacs en plastique dit biodégradable. Le député, qui s'interroge plus précisément sur les plastiques dits oxodégradables, a déposé une proposition de loi en date du 9 février visant à les interdire en application du principe de précaution. "Il y a un gros débat sur la biodégradabilité de ces sacs. Je demande simplement que soit démontrée l'innocuité de la technique avant la poursuite de la mise sur le marché", affirme Arnaud Leroy. Selon la proposition de loi qui emploie le terme oxofragmentable de préférence à oxodégradable ou encore oxobiodégradable, ces plastiques "se désagrègent en fines particules de plastique, le plus souvent du polyéthylène fossile, sans jamais atteindre la déstructuration moléculaire finale qui caractérise la biodégradation".

 

Additifs

Par opposition à une matière biodégradable, conforme à la norme EN NF 13432, issue ou non d'une ressource végétale comme l'amidon de maïs ou de pomme de terre, une matière oxodégradable est obtenue par l'adjonction aux polymères issus de ressources fossiles ou végétales d'additifs qui entraînent un fractionnement du polymère. Ces additifs pertubent également le recyclage des films et les filières de compostage, selon la proposition de loi qui évoque aussi "la contamination de notre alimentation". L’Association des plastiques oxo-biodégradables rejette totalement ces accusations et met en avant d’autres études, dont une de 2011 assurant que 91% du plastique finit biodégradé dans le sol après 24 mois, et dénonce "une manœuvre politique et industrielle". Philippe Michon, qui représente en France le britannique Symphony Environmental, l'un des principaux fabricants de ces additifs dans le monde, estime que ces plastiques représentent environ 10% du marché aujourd'hui en France sous forme de sacs ou de films agricoles. "Leur intérêt est qu'ils ont un faible surcoût par rapport à un sac plastique traditionnel, 10% à peu près, et le but du jeu est qu'on limite l'influence du plastique abandonné sur l'environnement", explique-t-il.

 

Interdiction

Alors que l'Union européenne et différents pays dans le monde veulent interdire les sacs en plastique, la biodégradabilité est parfois présentée comme une alternative aux sacs traditionnels.

 

La proposition de loi du député Arnaud Leroy


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