Pour une indexation des denrées alimentaires

Le 02 mars 2011 par Henri Saporta

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Xavier Beulin est président de la FNSEA.
Xavier Beulin est président de la FNSEA.

La FNSEA propose aussi de réduire les coûts de l'emballage. -

Particulièrement forte, la hausse des matières premières industrielles et agricoles bouscule la filière agroalimentaire et durcit les négociations entre les fournisseurs et les enseignes de la grande distribution. C'est pourquoi, le président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), Xavier Beulin, a indiqué, lors d'un débat qui s'est tenu en marge du Salon de l'Agriculture au mois de février, souhaiter indexer le prix des produits alimentaires sur ceux des matières premières pour faire face à la flambée des cours. Devant les difficultés du secteur agricole, il a dit étudier la possibilité "par rapport à une forte volatilité des matières premières, d'avoir une forme d'indexation de ces matières premières sur les produits finis" à la hausse comme à la baisse. La proposition a été vue sous un jour favorable par Jean-René Buisson, président de l'association nationale des industries alimentaires (Ania) qui juge qu'il n'y a pas de "problèmes de fond" tandis qu'elle était accueillie avec plus de réserves par Pierre-Alexandre Teulié, secrétaire général du groupe Carrefour qui représentait la grande distribution. "C'est intéressant mais ce n'est pas évident", considère-t-il, ajoutant que toute hausse de prix est immédiatement sanctionnée par le consommateur et que dans un marché mondial, les Français ne peuvent pas s'engager dans cette voie seuls. "Nous arrivons à un moment où le consommateur doit prendre conscience de ce qu'il a dans son assiette, de la valeur des conditions de production du produit", estime Xavier Beulin. Pour faire face aux difficultés du secteur, il a également abordé la possibilité de répercuter différemment les marges dans la filière agroalimentaire ou de réduire certains postes de dépenses comme le marketing ou l'emballage. Ce qui rejoint, au final, la position de la confédération de la consommation, du logement et du cadre de vie (CLCV) : l'association de consommateurs estime que "c’est sur tous les autres coûts liés au marketing, à la transformation et à la logistique que les industriels et les distributeurs doivent agir pour amortir les hausses des matières premières". Pour la CLCV, "une répercussion mécanique de ces hausses sur les prix des produits transformés est inacceptable".
(avec AFP)


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