Pour une approche raisonnable des perturbateurs endocriniens

Le 06 mars 2014 par Henri Saporta

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SéCURITé SANITAIRE  Le collectif Sauvons les fruits et légumes de France dénonce la stratégie de la peur de certaines ONG. -

Le collectif Sauvons les fruits et légumes de France prend position sur la question des perturbateurs endocriniens (PE) parce qu'il est "essentiel de ne pas céder à la peur et à l'obscurantisme" et qu'il faut, au contraire, "s'appuyer sur des preuves scientifiques" pour prendre les bonnes mesures. Pour ce collectif, "il est primordial de faire la distinction entre des substances présentant un effet avéré sur l'homme et nécessitant une gestion particulière (avec des mesures de gestion de l'exposition pour protéger les populations sensibles, voire la suppression des substances en question), et des molécules qui peuvent effectivement avoir un effet endocrine temporaire sur le système hormonal, mais sans effet sur la santé humaine". Le collectif dénonce la stratégie de certaines organisations non gouvernementales (ONG) qui est de "créer des peurs et des doutes" pour "accentuer la pression et son lobbying à l'approche des élections municipales et européennes". Le collectif  estime que "la notion de puissance perturbatrice est (…) fondamentale" et que "l'enjeu est de placer le curseur au bon endroit : suffisamment protecteur de la population sans qu'une application extrême et inappropriée du principe de précaution soit à l'origine d'entraves, notamment pour le secteur des fruits et légumes".

 

Chevaux

En utilisant l'analogie des chevaux (CV) d'un moteur, Sauvons les fruits et légumes de France calcule que la puissance de l'éthinylestradiol contenu dans la quasi-totalité des formulations modernes des pilules contraceptives combinées est évaluée à 1 000 000 cv, que celle du coumestrol présent dans les épinards ou encore dans les choux de Bruxelles est de 10 000 cv et celle des pesticides aujourd'hui autorisés de l'ordre de quelques chevaux ! Et précise qu'il y a des substances à effet endocrinien temporaire ou sur un plus long terme dans le café qui contient de la caféine, le lait de soja qui contient des phyto-oestrogènes, la vitamine A ou des produits pharmaceutiques comme le paracétamol.

 

Surenchère

Alors que la Commission européenne s'apprête à légiférer, le collectif estime que "les Français doivent comprendre que cette surenchère réglementaire franco-française permanente contribue au déclin de notre pays depuis 10 ans". Et "pour la profession agricole, il n'est pas imaginable de voir surgir de nouvelles distorsions entre pays européens, sous peine de voir encore accentuer la baisse de production de fruits et légumes déjà en cours depuis 10 ans".

Créé en novembre 2007, le collectif Sauvons les fruits et légumes de France se définit comme "un mouvement de citoyens" qui "vise à sortir les producteurs de l'impasse réglementaire dans laquelle ils se trouvent".


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