Plongée dans l’Inco nu ?

Le 12 décembre 2014 par Henri Saporta
* Mots clés :  Réglementation

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Lascom a modélisé une étiquette Inco.
Lascom a modélisé une étiquette Inco.

Le règlement n°1169/2011 relatif à l’information du consommateur entre en vigueur le 13 décembre. -  

Si la date du 13 décembre ne parle pas à tout le monde, elle signifie beaucoup pour d’autres ! Et notamment les professionnels de l’agroalimentaire. C’est en effet le 13 décembre qu’entre en vigueur le règlement n°1169/2011 adopté le 25 octobre 2011 par le Parlement européen relatif à l’information du consommateur dit "Inco". L'étiquetage est obligatoire à compter du 13 décembre 2016. Le troisième considérant est ainsi formulé : “Afin d’atteindre un niveau élevé de protection de la santé des consommateurs et de garantir leur droit à l’informa­tion, il convient que ceux-ci disposent d’informations appropriées sur les denrées alimentaires qu’ils consom­ment. Les choix des consommateurs peuvent être influencés, entre autres, par des considérations d’ordre sanitaire, économique, environnemental, social ou éthique”. Ce texte entraîne, en conséquence, une refonte importante de la présentation et de la formalisation de l’information sur les emballages et étiquettes des produits alimentaires préemballés ou pas. C'est ainsi que les restaurateurs vont devoir indiquer les allergènes présents dans les plats à leurs clients. Dans tous les pays de l’Union européenne et dans toutes les langues. Mais il faudra dire "sel", "suola" ou "salt" plutôt que "sodium". Si les multinationales pourraient bien y perdre leur latin, une entreprise comme Diadeis, spécialisée dans le design tactique, a pour, ainsi dire, un immense terrain de jeu pour déployer la puissance de son modèle économique. Soit la capacité de traiter des dizaines de milliers de lignes dans un flux informatisé, sécurisé et centralisé. 

 

Ania

Difficile de recenser la floraison de commentaires et d’analyses suscitée par ce texte. Emballages Magazine y a pris sa part… La Commission européenne propose également ses propres outils. L’Association nationale des industries alimentaires (Ania), la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) et GS1 ont, par exemple, uni leurs efforts pour tenir les industriels au courant des implications de ce texte. Un site internet recense tous les travaux réalisés. La commission nutrition-santé de l’Association bretonne des entreprises agroalimentaires (ABEA) propose aussi son guide pratique. Dédié aux produits issus de l’agriculture biologique, le site bioaddict.fr est, pour sa part, radical : “l’étiquetage des aliments va rester trompeur en Europe” et c’est une “bad news”. Notamment en ce qui concerne la présence d’organismes génétiquement modifiés (OGM). Le blog se fait l’écho du cri d’alarme de l’association allemande de défense des consommateurs Foodwatch : ”les inscriptions illisibles, les valeurs nutritionnelles trompeuses, les OGM cachés, et l'absence de transparence sur l'origine des ingrédients" restent de mise. Il faut dire que la taille du “X” a fondu des 3 millimètres initiaux à 1,2 millimètre pour les grands emballages et 0,9 pour les plus petits. A l’instar du slovène NiceLabel, des fournisseurs de solutions d’impression font naturellement savoir que leurs outils permettent de faire certains changements sans douleurs. En particulier dans la restauration rapide. A noter que Lascom, un éditeur de logiciel solutions de Product & Project Lifecycle Management (PLM), a publié un livre banc intitulé “Réglementation Inco, et après ?” pour aider les professionnels à y voir plus clair. Nathalie Regnier, de Lascom, tient aussi un blog dédié aux biens de grande consommation - Consumer Packaged Goods (CPG) en anglais - qui comprend notamment une rubrique Inco.

 

DLUO

Pour les Français où l'étiquetage nutritionel joue, au passage, sa propre partition tricolore, le mois de décembre voit une mutation décisive de la date limite d'utilisation optimale (DLUO) : huitième des onze mesures du Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire, la mention "A consommer de préférence avant le..." devient la norme. Pas sûr que  le consommateur soucieux de contribuer à cette noble cause saisisse toute la nuance. Le réglement a opté, de son côté, pour la date de durabilité minimale (DDM) et non plus DLUO. Comme le nom et l’adresse du fabricant figurent parmi les mentions obligatoires, le code Emballeur (EMB) ne peut plus se suffire à lui-même pour les produits français. Pour leurs marques de distributeurs (MDD), les enseignes pourront toujours apparaître comme “exploitant responsable”.


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