Le BPA favoriserait le diabète

Le 13 février 2012 par Arnaud Jadoul
* Mots clés :  Boissons, BPA

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Structure moléculaire du BPA
Structure moléculaire du BPA

SéCURITé SANITAIRE  Trois études récentes confirment l'implication de la substance chimique dans la maladie chronique.

Pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le diabète est une maladie chronique qui survient lorsque le pancréas ne produit pas assez d’insuline ou lorsque l’organisme n’est pas capable d’utiliser efficacement l’insuline qu’il produit. Il en résulte une concentration accrue de glucose dans le sang (hyperglycémie). La responsabilité d’un certain nombre de substances chimiques dites « diabétogènes », dont le bisphénol A (BPA), est de plus en plus mise en évidence. L’étude la plus récente a été publiée le 8 février dans la revue PLoS ONE (« action insulinotrope rapide des faibles doses de bisphénol A sur des îlots de Langerhans de souris et humains : le rôle de récepteur des oestrogènes ») par l’équipe du Dr Angel Nadal de l’université Miguel Hernandez Elche à Alicante, en Espagne. Elle montre qu’au niveau d’imprégnation en BPA correspondant à celui de la population humaine en général, on observe une libération d’insuline chez l’homme supérieure à celle induite chez la souris. Ce phénomène contribue au diabète de type 2. L’étude apporte également la démonstration que les résultats chez la souris peuvent être extrapolés à l’homme et que l’homme est plus sensible que la souris. Les auteurs concluent que le BPA doit être considéré comme un facteur de risque de troubles métaboliques chez l'homme.

 

Imprégnation. Deux autres études confirment d'ailleurs cette conclusion. L'une, publiée également en février et menée en Chine auprès de 3 390 adultes âgés de 40 ans ou plus, trouve une association significative entre imprégnation au BPA et obésité. L'autre, publiée en décembre et menée aux Etats-Unis sur la population du grand programme NHANES (National Health and Nutritional Examination Survey) 2003-2008, a montré que les diabétiques ont un niveau d’imprégnation plus élevé en BPA. L’association diabète-BPA était retrouvée chez les personnes de poids normal ou en surpoids, indépendamment des facteurs de risque traditionnel du diabète. « Compte tenu de son utilisation dans le monde entier, le bisphénol A apparaît de plus en plus impliqué dans l’épidémie mondiale de diabète, au côté des facteurs classiques que sont alimentation et sédentarité. En 1995, le diabète touchait 30 millions dans le monde. Aujourd’hui il affecte aujourd’hui près de 220 millions de personnes et les prévisions sont de 366 millions d'ici 2030 », expliquent les auteurs de l’étude.

 

Pression. Au vu de ces nouvelles études, le Réseau Environnement Santé (RES), toujours prompt à réagir sur ce sujet, « presse instamment le gouvernement d'inscrire la loi BPA sur l'agenda du Sénat pour son adoption rapide avant la fin des sessions parlementaires », selon un communiqué. L'Assemblée Nationale a voté le 12 octobre dernier l'interdiction du BPA dans les contenants alimentaires à compter de 2014, mais dès 2013 pour les contenants alimentaires deproduits destinés aux enfants de moins de 3 ans.


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