La plateforme de la Sica menacée

Le 02 mars 2012 par Henri Saporta

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Sica de Saint Pol de Léon © Marcel Mochet

RéSULTATS  La coopérative légumière a enregistré une baisse de son activité en 2011. -

Connue notamment par sa marque Prince de Bretagne, la Sica de Saint-Pol de Léon (Finistère) n'a pas vraiment le moral. Organisation de producteurs (OP), la première coopérative légumière bretonne, fondée en 1961, annonce, pour 2011, une baisse de 3% de son chiffre d'affaires à 212 millions d'euros principalement due à "la crise économique". Le résultat net est, lui aussi, en baisse de 6%, selon Jean-François Jacob, secrétaire général de la Sica. La coopérative regroupe 1000 sites d'exploitation et 1500 producteurs légumiers dans le nord Finistère. Soit 295 000 tonnes de légumes traitées par an dont 40% à l'export. "C'est une année en demi-teinte. La crise économique touche l'ensemble des secteurs. Elle ne nous a pas épargnés même sur les produits de première nécessité comme les légumes frais", a déclaré le secrétaire général de la Sica. Mais l'année 2011 a également été marquée par une épidémie mortelle (51 morts en Europe et plusieurs milliers d'infections) en mai et juin dans le nord de l'Allemagne due à la bactérie E.coli entérohémorragique (Eceh). Cela a entraîné la fermeture des frontières russes et provoqué "une chute brutale de la consommation", a souligné Jean-François Jacob en précisant que la production de tomates a particulièrement souffert.

 

Plateforme. Par ailleurs, les dirigeants de la Sica ont, une nouvelle fois, tiré la sonnette d'alarme concernant le devenir du projet de plateforme de réception et de conditionnement de légumes de Saint-Pol de Léon. Qualifié de "pharaonique" par ses détracteurs, l'immense chantier, qui rentre dans le cadre d'un investissement de développement de la coopérative de 100 millions d'euros, est bloqué depuis, fin novembre, par une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Rennes (Ille-et-Vilaine) pour non respect de la loi littorale. L'étude d'impacts aurait été insuffisante. "L'inquiétude des producteurs est réelle, a averti Jean-François Jacob qui estime que "plus de 5 000 emplois sont directement impactés et 20 000 autres le sont indirectement dans le Finistère".
(avec AFP)


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