L'Ania écrit au président de la République

Le 26 janvier 2011 par Henri Saporta

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Jean-René Buisson est président de l'Ania.
Jean-René Buisson est président de l'Ania.

L'Association nationale des industries alimentaires déplore que les distributeurs refusent de répercuter les hausses. -

Dans une lettre ouverte au président de la République Nicolas Sarkozy rendue publique le 25 janvier, l'Association nationale des industries alimentaires (Ania) déplore que les distributeurs "refusent systématiquement les augmentations de tarifs" demandées par les industriels. Selon l'Ania, les industriels réclament, en moyenne, une hausse des tarifs alimentaires entre 5 et 8%. Les contrats annuels doivent entrer en vigeur au mois de mars. "Dans un contexte de pénurie mondiale, les augmentations du coût des matières premières et de l'énergie notamment, sont inévitables", écrit Jean-René Buisson, le président de l'Ania. Plus précisément : "la répercussion de ces charges contraintes (qui concernent également le coût des emballages, taxes et diverses contributions telles qu'Eco-Emballages) ne peut être supportée par les seuls industriels ou agriculteurs, au risque de détruire la valeur et les emplois de la filière". Jérôme Bédier, le président de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD), se veut rassurant : "les négociations commerciales sont en cours, on a encore plus d'un mois. Il n'y a pas de raison de s'alarmer particulièrement."

 

LME. L'Ania regrette toutefois "les violations répétées et amplifiées" du dispositif de la loi de modernisation de l'économie (LME) par les enseignes de la grande distribution malgré "les contrôles et assignations du ministre de l'Economie". Le 13 janvier, l'Ania se félicitait de la décision rendue par le Conseil constitutionnel qui, saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par les neuf enseignes que sont Carrefour, Casino, Auchan, Leclerc, Cora, Système U, Intermarché, Castorama et Darty, sur la notion de "déséquilibre significatif" introduit par la LME, a donné tort aux distributeurs. La QPC avait été intitiée par les distributeurs, à la suite d'assignations diligentées contre ces enseignes par le ministre de l'Economie pour pratiques commerciales abusives en novembre 2009, au motif du "déséquilibre significatif". En moyenne, "une entreprise agroalimentaire représente moins d'1% du chiffre d'affaires d'un distributeur, alors qu'à l'inverse, un distributeur représente entre 15 et 20% du chiffre d'affaires de l'entreprise", selon l'Ania. La LME doit contribuer à protéger les industriels de ce rapport déséquilibré.


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