Des carottes bio dans les cantines

Le 15 mars 2012 par Henri Saporta

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Elior s'est engagé à acheter 35 tonnes de carottes.
Elior s'est engagé à acheter 35 tonnes de carottes.

Isomir a conçu l'atelier de conditionnement de la Ferme de la Haye. Une première en Ile-de-France. -

Des carottes bio à la place de voitures de course ? Ce n'était pas du tout cuit ! Il y avait donc comme un parfum de victoire, le 14 mars 2012, lors de l'inauguration de la première légumerie bio d'Ile-de-France organisée par le Groupement des agriculteurs biologiques d’Ile-de-France (GAB IdF) ! Implantée aux Mureaux (Yvelines), à quelques kilomètres de l'usine de Flins-sur-Seine de Renault, La Ferme de la Haye, reprise par Xavier Dupuis il y a quelques mois suite à un appel à candidatures, aurait pu disparaître au profit d'un circuit de F1. Mais, face au projet dévoilé le 8 décembre 2008 par l'Etablissement public foncier des Yvelines (EPFY), l'Agence des Espaces verts (AEV) porte un projet alternatif et réalise l'acquisition du terrain avec les Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) et l'Agence de l'eau Seine-Normandie. La Région Ile-de-France peut alors construire son projet : développer la production de légumes biologiques pour alimenter les cantines scolaires. Le Grenelle de l'environnement fixe, en effet, à 20% la part des aliments issus de l'agriculture biologique dans le menu des cantines scolaires. Elior Restauration Enseignement (Elior) s'est ainsi engagé à acheter les 35 tonnes de carottes biologiques produites sur le site. Cette action a été pilotée par Vivrao, une agence conseil spécialisée dans ce domaine. Pour parvenir à cet objectif, il est cependant impératif de livrer des légumes déjà préparés. D'où la nécessité de disposer d'un véritable atelier de transformation. Ce qui demeure aujourd'hui le seul atelier spécialisé dans la IV ème gamme de légumes biologiques d'Île-de-France est géré par des producteurs bio constitués en coopérative d’utilisation de matériel agricole (Cuma) - baptisée Cuma Bio Val de Seine - dont l'actuel président est Xavier Dupuis. Quant au réseau Fermes Bio d'Ile-de-France, il a pris des parts dans cette Cuma afin de proposer à ses vingt-et-un adhérents une prestation de conditionnement.

Usine. Conçu et installé par Industrialisation solidaire en milieu rural (Isomir) pour un investissement d'environ 200 000 euros, l'atelier modulaire de conditionnement se présente comme une usine agroalimentaire en réduction. Il peut traiter des carottes comme des pommes de terre, du choux, du céléri ou encore des betteraves. Les règles d'hygiène y sont particulièrement strictes dans la mesure où les légumes ne sont pas du tout traités. Installée dans un caisson de type Algeco, l'unité comprend des équipements de d'épluchage et de lavage ainsi qu'une petite machine Multivac manuelle à cloche pour la mise sous vide en sachets de huit kilos. Ces sachets sont regroupés par deux en caisse en carton ondulé. La date limite de consommation (DLC) est fixée à six jours en chaîne du froid. Ce format a été retenu en fonction des besoins des cuisines des cantines scolaires. Suite à l'appel à projets "Animation de filières de produits issus de l'agriculture biologique", une étude de faisabilité avait été au préalable menée par la  Direction régionale et interdépartementale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Driaaf) d'Ile-de-France pour un montant de 65 000 euros.

Solidaire. Constitué, en avril 2010, en société par actions simplifiée (SAS) en tant que fonds d'investissement à statut social et solidaire, Isomir est né de la volonté de l'Association pour le droit à l'initiative économique (Adie) avec l'aide de la Fédération nationale des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Fncuma). Le ministère de l'Agriculture et la Caisse des dépôts apportent leur soutien. Pour mener à bien les projets d'investissement, Isomir a pour principe d'entrer dans le capital de ses clients sous forme de compte courant d'actionnaire. Isomir est compétent dans les légumes, les volailles, les fromages, les conserves ou encore les produits de la mer. La Ferme de la Haye constitue la deuxième réalisation après Les Nouvelles saveurs de Limalonges qui produit des conserves de volailles à Limalonges (Deux-Sèvres). 


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