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Innovation
Le 01 janvier 2012 à 00h 00 par Aurélie Dureuil
Vers une meilleure utilisation des engrais azotés ?
Extrait : Les plantes peuvent-elles trop se nourrir ? « Non » répondent des chercheurs franco-américains. « Dans le cas de l'azote, nous savons que les plantes sont soumises à un phénomène de satiété et nous avons découvert un gène qui intervient dans un mécanisme spécifique à ce phénomène », détaille Marc Lepetit, chercheur au laboratoire de Biochimie et physiologie moléculaire des plantes (Inra, CNRS, Supagro, Université de Montpellier 2). Associé avec des équipes du CNRS de Strasbourg et de l'Université de New-York, le laboratoire s'est penché sur le fonctionnement des transporteurs d'azote d'une plante modèle ( Arabidopsis thaliana ). « Une première série de découvertes avait permis de démontrer qu'il existe des transporteurs membranaires pour le transport des ions au niveau de la racine », indique le chercheur. Ces transporteurs sont spécifiques au type de nutriment véhiculé. Il existe donc des transporteurs d'azote, d'autres pour le phosphate, d'autres encore pour le potassium, etc. Dans le cas de l'azote, plusieurs sources existent dans le sol : le nitrate, l'ammonium, l'azote organique, etc. Ces transporteurs sont sous le contrôle de mécanismes complexes qui dépendent du statut nutritionnel de la plante. « Par exemple, le transporteur de nitrate est activé quand il y a du nitrate dans le sol. Et il n'est pas activé n'importe quand ni n'importe comment », précise Marc Lepetit. La plante régule donc ses transporteurs de nutriments en fonction de son environnement et de...
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