Les batteries, nouvelle piste de développement

Le 01 juin 2015 par Dinhill On

L'installation du Canadien Hydro Québec permet à la plateforme de se doter d'un nouvel axe stratégique de développement : le stockage électrochimique d'énergie.

Réputé en premier lieu pour son gisement de gaz, le complexe industriel de Lacq (Pyrénées-Atlantiques) s'est développé depuis six décennies en implémentant le site d'activités nouvelles : thiochimie, chimie fine, bioénergies, fibres de carbone, etc. La récente décision du groupe Total d'arrêter l'exploitation commerciale du gaz de Lacq a conduit les partenaires de Chemparc (groupement d'intérêt économique visant à développer les activités industrielles sur le site) à rechercher de nouveaux projets industriels. « Sachant que nous avions plus de 150 hectares de foncier disponible sur le bassin de Lacq, nous souhaitions trouver de nouvelles activités à implanter pour compenser l'arrêt de Total », explique Patrice Bernos, directeur général de Chemparc. C'est dans ce cadre que Lacq a annoncé en décembre 2014 la venue sur la plateforme de SCE France, filiale du spécialiste canadien des batteries Hydro Québec. « Le projet d'implantation consiste en la création d'un laboratoire de R&D au sein des locaux de Chem-Start'Up. Il est focalisé sur le développement et le transfert technologique de batteries à base de phosphate de fer lithié, et la recherche de technologies innovantes de stockage d'électricité à base de matériaux avancés », décrit Patrice Bernos. Avant de continuer : « Le groupe prévoit la création de six emplois dans un premier temps, et s'appuiera à terme sur une cinquantaine de collaborateurs ». La venue d'Hydro Québec ne constitue qu'un premier pas vers le développement de l'activité de batteries sur le bassin industriel. « Cette implantation s'inscrit dans un projet industriel plus large sur la période 2016-2020. Il vise l'installation de fabricants de composants de batteries pour des applications comme l'électronique de puissance ou encore les véhicules hybrides ou électriques. À l'horizon 2020, la concrétisation encore hypothétique de ce projet industriel pourrait déboucher sur la création de quelques centaines d'emplois sur le bassin de Lacq », soutient Patrice Bernos. Avant de conclure : « Ce projet se réalisera en parallèle de la consolidation des activités historiques existantes. Nous envisageons également de développer davantage la plateforme sur les secteurs des biocarburants et de la chimie biosourcée ».


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Article extrait d'Info Chimie Magazine

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