Le Cefic confiant en une chimie plus durable en Europe

Le 24 juillet 2017 par J.C.
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Atteindre la neutralité carbone en Europe, d'ici à 2050, est-ce réalisable ? Oui, selon le Cefic qui vient de publier une étude commandée auprès de la Dechema, une association allemande regroupant des experts institutionnels et industriels autour des questions de l'ingénierie chimique et des biotechnologies. Baptisée « Low carbon energy and feedstock for the European chemical industry », cette étude publiée le 19 juillet prétend que l'industrie chimique a un rôle central à jouer pour le développement d'une économie circulaire et bas carbone en Europe. Selon Kurt Wagemann, directeur exécutif de Dechema, la « mise en oeuvre de technologies examinées dans cette étude devrait permettre une réduction très significative des émissions de CO2 de l'industrie chimique d'ici à 2050, même dans le cadre du scénario le moins ambitieux ». L'étude a pris en compte les technologies existantes et en développement et plusieurs scenarii permettant de conserver une industrie chimique continentale compétitive et bas carbone. Elle a essentiellement pris en compte les principales briques chimiques utilisées en masse dans les procédés de production, comme l'ammoniac, le méthanol, l'éthylène, le propylène, le chlore ou encore les grands aromatiques. Ces matières représentent à elles seules l'équivalent des deux tiers des émissions de gaz à effet de serre (GES) de l'industrie chimique. Pour Marco Mensink, le directeur général du Cefic, de « nombreuses technologies bas carbone prometteuses sont disponibles à des stades relativement avancés de développement. L'industrie va devoir trouver un moyen d'assumer les défis liés aux investissements, aux matières premières et à l'énergie pour les mettre en place à grande échelle en Europe ». Or le Cefic et l'étude préviennent : l'industrie ne pourra pas accomplir ce destin en solo. Elle aura besoin du soutien des décideurs politiques notamment. Cinq points paraissent essentiels pour parvenir à une chimie bien plus durable. Il y a d'abord besoin d'une meilleure disponibilité de ressources abondantes en électricité bas carbone et compétitive. Et aussi d'une plus grande disponibilité de matières premières alternatives comme les rejets industriels de gaz et de CO2, ainsi que le bio-sourcé. Il faudra également une structure fiscale adaptée pour moderniser les usines vieillissantes et pour en construire de nouvelles. En parallèle, un soutien des gouvernements et des partenariats public-privé sera essentiel pour la montée en échelle des nouvelles technologies pour partager les risques financiers. Enfin, l'innovation et la recherche auront évidemment un rôle déterminant.

Le Cefic reconnaît que la production de substances chimiques est l'un des secteurs industriels les plus gourmands en énergie. Mais que l'industrie chimique a déjà réussi à diviser par deux ses émissions de GES depuis 1990 en Europe.


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