La Serbie voudrait privatiser des chimistes de base

Le 20 mars 2017 par J.C.

Le gouvernement serbe s'apprêterait à lancer fin mars un appel d'offres pour des prises de participation dans le capital des entreprises nationales HIP Petrohemija (pétrochimie), HIP Azotara Pancevo (engrais) et MSK Kikinda (chimie), selon l'agence économique bulgare SeeNews. Ces entreprises chimiques, comme certains acteurs dans les domaines des minerais ou du cuivre, feraient partie d'une liste gouvernementale d'une centaine de sociétés que le gouvernement voudrait privatiser.

HIP Petrohemija se présente comme le plus grand producteur pétrochimique en Serbie. Son complexe de Pancevo, à côté de Belgrade, dispose de capacités de plus de 600 000 tonnes par an. Y sont produits de l'éthylène, du polyéthylène et dérivés. Une unité d'électrolyse est aussi implantée. À Elemir, dans le nord-est du pays, le groupe détient aussi une usine de caoutchouc styrène-butadiène, ainsi que des unités de MTBE et d'additifs pour moteurs. Enfin, à Crepaja, à proximité de Pancevo, se trouve une unité de compounds de polyéthylène. 80 % des ventes de HIP Petrohemija sont écoulés à l'international, principalement dans les pays voisins et en Europe. Ce pétrochimiste est détenu à 54,89 % par l'État serbe. Parmi les autres actionnaires, tous sont des entreprises serbes, à l'exception de Nafta Industrija Srbije (12,72 % du capital) qui est détenu à 56 % par le Russe Gazprom Neft aux côtés de l'État serbe et d'actionnaires minoritaires.Implanté aussi à Pancevo, HIP Azotara Pancevo se présente de son côté comme l'un des principaux producteurs régionaux de fertilisants minéraux et de composés azotés. L'entreprise serait la seule à produire de l'ammoniac, de l'urée et du nitrate d'ammonium en Serbie.

Enfin MSK Kikinda est une entreprise de 520 salariés basée depuis 1987 à Kikinda, à 130 kilomètres au nord de Belgrade. Elle dispose d'un complexe d'une capacité de 200 000 tonnes par an de méthanol et de 100 000 t/an d'acide acétique. Ses productions sont essentiellement écoulées à l'export, principalement dans l'UE. Près de 72 % de son capital est entre les mains de JP Srbijagas Novi Sad, l'opérateur d'État du gaz. Et l'État serbe détient directement près de 25 % du capital.


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