La chimie en Ile-De-France est dynamique mais peine à recruter

Le 03 juillet 2017 par J.C.
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64 % des entreprises de l'industrie chimique en Île-de-France peinent à recruter. C'est ce qui ressort de la dernière enquête menée par le Centre régional d'observation du commerce, de l'industrie et des services (Crocis, rattaché à la Chambre de commerce et d'industrie de Paris) et l'Union des industries chimiques (UIC). Cette enquête a été menée en mars dernier, auprès des adhérents de l'UIC et de 1 500 entreprises de la chimie en Île-de-France. La principale difficulté pour le recrutement demeure celle des compétences techniques qui ne sont pas adaptées (voir graphique). Cet aspect est cité par 70 % des répondants, loin devant le manque de mobilité des salariés (41 %). Selon le rapport, le problème se pose avant tout sur les postes de commerciaux, les plus recherchés, avec des profils souvent pas assez expérimentés, en l'occurrence de moins de 10 ans d'expérience. Les postes techniques, qui requièrent souvent des compétences rares, sont parfois aussi problématiques. Du coup, les processus de recrutement sont parfois plus longs qu'envisagés. Les entreprises évoquent aussi également un « changement de mentalité de la part de certains jeunes candidats, caractérisé par un investissement professionnel moindre, ce qui peut parfois aboutir à des échecs », note le rapport. Les besoins sont pourtant là, et l'Île-de-France s'avère une région dynamique pour l'emploi dans l'industrie chimique. Et même si entre 2010 et 2015, l'emploi salarié a fléchi de 3 % dans la région, 90 % des 150 chefs d'entreprise interrogés pour l'enquête indiquent avoir procédé à des recrutements ces deux dernières années, et deux tiers des entreprises répondantes ont prévu de recruter dans les 12 prochains mois. À elle seule, l'Île-de-France concentre 30 % des établissements chimiques implantés en France, soit 4 200 établissements, et se positionne ainsi comme la région n°1. Avec 54 000 emplois, elle représente aussi 25 % du total sur le territoire. Les Hauts-de-Seine (19 000) et Paris (9 500) occupent le haut du tableau régional. En termes de secteurs, 18 000 salariés évoluaient en 2015 dans des entreprises de commerce de gros de produits chimiques et de parfums/beauté, et 15 000 dans des sociétés de production de parfums et de produits pour la toilette.

Ces deux dernières années, les profils les plus recherchés relevaient du commercial (68 %), loin devant l'opérationnel et la logistique (46 %), ainsi que la R&D/innovation, le managérial et la production, tous autour de 40 %. Les entreprises prévoyant de recruter prochainement cherchent toujours en priorité des commerciaux (50 %), tandis que les postes à pourvoir en production et en R&D/innovation occupent les deux autres places du podium, à 28 % chacun. Enfin, l'étude Crocis/UIC note que l'appel à des cabinets externes est une priorité pour recruter (41 % des entreprises ayant utilisé ce canal ces deux dernières années), juste devant les annonces sur les sites intranet (40 %) et la promotion en interne (39 %). Dans ce classement, la quatrième position échoue à Pôle emploi, à seulement 30 %.

 


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