Ineos parie sur le butane, pour Cologne et pourquoi pas Lavéra

Le 20 mars 2017 par J.C.
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Le site d’Ineos à Lavéra
Le site d’Ineos à Lavéra

Après l'éthane, le butane. Le pétrochimiste britannique agite à nouveau la pétrochimie européenne. Après avoir misé très gros ces dernières années sur l'importation d'éthane depuis les États-Unis pour le stocker et nourrir ses vapocraqueurs écossais et norvégien (CPH n°775), Ineos mise sur le butane. Le groupe vient de signer un accord avec la société Oiltanking Antwerp Gas Terminal (OTAGT) pour édifier dans le port d'Anvers, en Belgique, le plus grand site de stockage de butane en Europe. Le site serait mis en service en 2019 et le réservoir entièrement réfrigéré disposerait de capacités de 135 000 m3. Le butane sera importé des États-Unis et acheminé via des gaziers de très grandes dimensions (transporteurs VLGC). Si la filiale Ineos Trading et Shipping s'octroiera ainsi l'option de se positionner dans les échanges de butane en Europe, le projet est d'abord destiné à améliorer la compétitivité du complexe pétrochimique du groupe à Cologne, en Allemagne. De même, Ineos souligne qu'à l'avenir, ce butane pourrait potentiellement alimenter son vapocraqueur à Lavéra (Bouches-du-Rhône), c'est-à-dire celui détenu par Naphtachimie, la coentreprise 50/50 entre Ineos et Total. Pour l'heure, Ineos n'a pas détaillé ces différents projets. À Cologne, Ineos dispose de deux vapocraqueurs, d'une capacité combinée de 1,3 Mt/an. Le complexe d'oléfines et de polyoléfines (notamment polyéthylène à basse densité et à basse densité linéaire), qui a été mis en service en 1957 et a été repris en 2005 à la coentreprise entre BP et Bayer, recense aujourd'hui 2 000 salariés. Il est composé de 18 usines différentes dotées d'une capacité totale de plus de 4 Mt/an. 85 % des volumes produits sont écoulés auprès de 900 clients différents implantés en Allemagne et dans le Benelux.

À Lavéra, le complexe de Naphtachimie s'organise autour d'un vapocraqueur d'une capacité de 720 000 t/an d'éthylène, alimenté par la raffinerie voisine de PetroIneos, coentreprise entre PetroChina et Ineos (CPH n°535). Le vapocraqueur est alimenté en naphta et en GPL, et produit aussi du propylène et du butadiène. À Lavéra, Ineos dispose par ailleurs de capacités de polyéthylène haute densité (230 000 t/an) et de polypropylène (140 000 t/an).


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