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Le 01 mars 2018 à 00h 00 par Propos recueillis par Dinhill On

Elkem Silicones : « Une démarche d'"open innovation" implique une relation de confiance et d'échange »

Extrait : InfoChimie magazine : Pouvez-vous présenter brièvement la société Elkem à laquelle vous appartenez ? Louis Vovelle : Elkem est une entreprise d'origine norvégienne dont le siège social est basé à Oslo. Elle est a été rachetée en 2011 par la société chinoise Bluestar qui était déjà actionnaire de Bluestar Silicones - ex Rhodia Silicones - et d'Adisseo, leader de la nutrition animale. Derrière Bluestar, on retrouve le groupe chimique ChemChina qui réalise près de 50 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Plus que centenaire, Elkem avait été créée par l'entrepreneur norvégien Sam Eyde, un visionnaire qui a eu l'idée d'utiliser l'énergie hydroélectrique pour développer des activités d'hydrométallurgie. De la métallurgie classique, Elkem est passé au fil du temps à la production de silicium pour devenir le numéro un européen et le numéro deux mondial du domaine, puis à la production de silicones. L'entité actuelle Elkem Silicones a été créée en juillet 2017, deux ans après l'absorption de Bluestar Silicones par Elkem. Cette entité emploie plus de 3 000 personnes à travers le monde. Elle représente l'une des quatre divisions d'Elkem avec Elkem Foundry Products dans les additifs pour la fonderie, Elkem Silicon Materials dans le silicium pour la chimie, l'électronique et le photovoltaïque et Elkem Carbon, leader notamment dans les électrodes en carbone pour l'hydrométallurgie. Auparavant directeur de recherche de Bluestar Silicones, vous occupez aujourd'hui la fonction de senior vice-president innovation et R&D d'Elkem. Est-ce que cela signifie que votre champ dépasse très largement le domaine des silicones ? L.V. : Il faut bien distinguer l'innovation de la recherche. L'innovation est de passer de l'invention à la création de valeur, la recherche est « juste » un des moyens de créer cette valeur. Nous intégrons donc dans l'innovation d'autres modèles que l'approche « produits et technologies » issue de la R&D. Nous sortons du cadre strict de la R&D avec une approche collaborative entre le marketing, les opérations, la communication, la R&D afin d'extraire plus de valeur par une meilleure compréhension des besoins. Après, en termes de R&D, celle sur les silicones reste quantitativement majoritaire au sein d'Elkem. Sur un total de 400 chercheurs, environ 300 se consacrent aux silicones. C'est pourquoi le centre de recherche le plus important d'Elkem reste basé à Saint-Fons, près de Lyon. Il est rattaché à une de nos plus grosses usines de production de silicones au monde. Dans ce domaine des silicones, notre effort de recherche est important. Il représente plus de 4 % du chiffre d'affaires. En dehors du « quantitatif », l'intégration permet une ouverture fantastique sur quelques axes : des projets transversaux entre les divisions afin d'optimiser la chaîne de valeur ; du partage de bonnes pratiques et des projets collaboratifs sur des thématiques telles que l'usine du futur. Qu'est-ce qui a motivé ce rapprochement entre Elkem et Bluestar Silicones ? L.V. : La logique d'intégration faisait sens et cette absorption s'est faite essentiellement sur une logique de chaîne de valeur qui commence avec nos mines de quartz. Celui-ci est réduit pour donner du silicium qui devient la matière première d'Elkem Silicones. Il est évident que nous avons ensuite, de par cette intégration, une complémentarité forte avec du côté de l'amont d'Elkem, une expertise industrielle forte, notamment au niveau du « lean » et une approche clients et spécialité poussée du côté d'Elkem Silicones. Ces partages de connaissances qui se matérialisent à travers des projets structurés sont des éléments clefs pour notre croissance. Pouvez-vous maintenant résumer les bases de cette chimie des silicones. Comment se fait le passage du silicium aux silicones ? L.V. : Le 1er procédé que nous mettons en oeuvre correspond à la transformation du silicium en méthylchlorosilanes (ou MCS), en utilisant comme réactif du chlorure de méthyle avec un catalyseur. Le monomère majoritaire est le diméthyl dichlorosilane. Celui-ci est toujours produit en mélanges avec d'autres monomères allant du tetraméthylsilane au tétrachlorosilane, et nous améliorons sans cesse nos procédés afin d'améliorer les rendements, d'avoir les bons équilibres entre les monomères, et enfin, d'optimiser les coûts tout en améliorant notre empreinte carbone et environnementale. Le diméthyl dichlorosilane, après hydrolyse, donne accès aux polydiméthyl siloxanes (PDMS - Silicones) qui sont à...

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