Chimie verte : Novozymes et Cargill relancent l'acide acrylique “vert”

Le 21 janvier 2008

Les deux partenaires se donnent quatre ans pour développer un procédé à base de sucre végétal.

Nouvelle alliance dans la chimie verte. Novozymes et Cargill viennent de signer un accord pour le développement d'un procédé de production d'acide acrylique à partir de sucres issus de ressources renouvelables. Un programme financé à hauteur de 1,5 M$ (1 M€) par le Ministère de l'énergie américain (DOE). Plus précisément, le spécialiste des enzymes et celui des agroressources vont travailler sur la synthèse d'acide 3-hydroxypropionique (3-PH) par un micro-organisme, cette molécule pouvant être ensuite transformée en une large gamme de produits chimiques dont l'acide acrylique semble présenter le potentiel commercial le plus prometteur: ce sont en effet 3,1 Mt/an de cette substance qui ont été produites en 2005, dont près de la moitié pour la fabrication de polymères superabsorbants. Le reste est utilisé dans la production d'acrylates, qui entrent dans la fabrication de peintures et d'encres. Sa demande progresse chaque année de 4 % environ. Parmi les autres dérivés du 3-PH, on peut aussi citer l'acrylamide, l'acide malonique ou encore le 1,3 propanediol. Quatre ans de développement Interrogé par Chimie Pharma Hebdo, Thomas Videbæk, vice-président de Novozymes en charge de la division Bioproduits, a indiqué que « selon nos prévisions initiales, la mise au point du procédé devrait prendre environ quatre à cinq années. Ensuite, nous déciderons quelles suites donner au projet. Pour l'instant, tout est ouvert. Nous pourrions nous associer aussi bien avec un groupe chimique qu'avec un spécialiste des agroressources ». Autre question ouverte, la matière première initiale qui sera utilisée: « Nous allons travailler à partir de glucose, ce qui laisse de nombreuses possibilités de matières premières végétales, comme par exemple la biomasse », précise le dirigeant. De son côté, Cargill poursuit une aventure commencée il y a plusieurs années avec Codexis. Les deux entreprises avaient en effet annoncé en 2005 la mise au point d'un procédé de synthèse de 3-PH à partir de dextrose issu du maïs. Mais du fait de l'utilisation de ce végétal en alimentation, ce procédé est moins viable à l'échelle industrielle. C.M.
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Article extrait de Chimie Pharma Hebdo

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