Calendrier flou sur l'abandon du glyphosate en France

Le 01 octobre 2017 par H.B. avec AFP
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C'est un peu le cafouillage concernant le calendrier de l'abandon du glyphosate en France. Après que les agriculteurs aient manifesté, le 22 septembre, sur les Champs-Élysées pour défendre l'usage du glyphosate, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a annoncé, le 25 septembre, que cet herbicide si controversé serait interdit en France, d'ici à 2022 et pour tous les usages, y compris en agriculture. Mais quelques heures à peine après cette déclaration à l'antenne de BFMTV et RMC, Christophe Castaner a rétropédalé, indiquant que le gouvernement s'engageait à des progrès signtficatifs d'ici à 2022 pour tous les pesticides, glyphosate inclus. Il s'est ainsi aligné sur le communiqué de Matignon, publié le matin même. Celui-ci indique en effet que « le Gouvernement réaffirme son engagement d'obtenir avant la fin du quinquennat des progrès significatifs vers l'interdiction de l'usage des substances dangereuses et vers une agriculture moins dépendante aux pesticides ». Matignon a en outre indiqué que le Premier ministre avait demandé aux ministères de l'Agriculture et de la Transition écologique de lui présenter « les conditions d'un plan de sortie » du glyphosate pour l'usage agricole « avant la fin de l'année ». « Le gouvernement arrêtera alors sa position, qu'il confrontera à celles de la Commission (européenne, ndlr) et des autres États membres, pour trouver les conditions d'une transition raisonnable vers la sortie du glyphosate », ont précisé les services du Premier ministre dans ce communiqué.
 

 La FNSEA reçue par Nicolas Hulot
 

Visiblement insatisfaite de la déclaration spontanée de Nicolas Hulot auprès des agriculteurs mobilisés sur les Champs-Élysées, la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) s'est entretenue avec le ministre. « La FNSEA a rappelé au ministre d'État qu'il n'y a pas, à ce jour, de raisons scientifiques incontestables qui justifieraient [l'] interdiction [du glyphosate] », fustige la Fédération. « Il est hors de question que si l'Europe dit oui à l'autorisation du glyphosate, la France prenne une position unilatérale visant à dire non », affirme-t-elle. Pour la FNSEA, pas question d'interdire l'herbicide, tant que des « alternatives crédibles » ne sont pas en place. Souhaitant « une trajectoire de solutions et non d'interdictions », la FNSEA appelle le gouvernement à éclaircir tant sa position que son calendrier, assurant que « le zéro phyto n'existe pas sauf dans une idéologie hors sol ».


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