Borouge augmentera ses capacités en Chine

Le 04 décembre 2017 par Julien Cottineau

La coentreprise entre Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) et Borealis se lance dans une deuxième extension de son site de polyoléfines à Fengxiang, près de Shanghai, en Chine. Borouge envisage désormais d’atteindre des capacités de 125 000 tonnes par an sur place, en ajoutant deux lignes de compounding sur le complexe, seul autre actif industriel en dehors de ceux aux Émirats Arabes Unis. Mis en service en 2010 avec des capacités nominales de 50 000 t/an, ce complexe chinois de Borouge a déjà été musclé en 2015 avec la mise en service de deux lignes additionnelles de production, lesquelles ont permis au site d’atteindre des capacités totales de 90 000 t/an. Les détails concernant l’investissement de cette seconde extension n’ont pas été dévoilés. En terme de calendrier, la mise en service est prévue pour 2020. Borouge a simplement précisé avoir démarré la phase d’ingénierie d’avant-projet détaillé (FEED).
Ce projet est motivé par la demande du secteur automobile en particulier en Chine. Borouge évoque une croissance particulièrement dynamique dans le pays. Le pétrochimiste vise en particulier les applications dans les véhicules électriques, qualifiés de « phénomène grandissant en Chine ». Les compounds de polyoléfines de Borouge sont principalement utilisés pour les pièces extérieures automobiles, certains éléments intérieurs, et les applications « sous le capot ».
Ce projet s’inscrit dans la nouvelle stratégie que Borouge vient d’annoncer dans le cadre du 12e Forum de la Gulf Petrochemicals & Chemicals Association (GPCA) qui se tenait à Dubaï (Émirats Arabes Unis), entre le 26 et le 29 novembre. Baptisée « Inspiring Tomorrow », ce plan comporte plusieurs éléments. Sur le front industriel, Borouge s’engage ainsi dans le projet chinois mais vient également de lancer cet été un futur doublement des capacités de son gigantesque complexe pétrochimique à Ruwais, aux Émirats Arabes Unis (CPH n°810). Soit un passage de 4,5  Mt/an aujourd’hui à 9 Mt/an d’ici à 2025. Côté développement, Borouge indique vouloir multiplier les collaborations et partenariats avec les différents acteurs de la chaîne de valeur, afin de mettre au point des solutions plus adaptées pour ses produits. Enfin, le pétrochimiste veut aider à former les décideurs de demain, en particulier aux Émirats Arabes Unis. Actuellement, Borouge étudie la possibilité d’une collaboration avec différentes universités du pays. Le premier thème retenu serait celui d’une étude sur les marques et la réputation dans l’industrie pétrochimique du Conseil de coopération des États du Golfe (GCC).

À Dubaï, Julien Cottineau


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