Bilan record pour Wacker en 2016

Le 20 mars 2017 par À Munich et Burghausen (Allemagne), Dinhill On

Le chimiste allemand a enregistré des ventes record en 2016, portées par ses activités de silicones de spécialités et l'Asie. Un exercice également marqué par plusieurs investissements qui lui permettent d'envisager l'avenir avec optimisme.

« Au total, Wacker a généré des ventes de 5,4 milliards d'euros en 2016. Il s'agit d'un nouveau record ». C'est par ces propos que Rudolf Staudigl, p-dg du chimiste basé à Munich (Allemagne), a décrit son bilan de l'exercice financier 2016. Ce chiffre d'affaires a progressé ainsi de 2 %, comparé à 2015, bénéficiant des gains en volumes qui ont compensé les effets de prix négatifs. L'Ebitda s'est élevé à 1,1 Mrd €, soit une hausse de 5 % en glissement annuel, tandis que la marge d'Ebitda a atteint 20,4 %. Wacker a été porté notamment par ses trois divisions de chimie, qui ont permis de totaliser des ventes de 3,4 Mrds €, en croissance de 2 % par rapport à 2015. « Contrairement à l'industrie chimique allemande dans son ensemble, nous avons généré une croissance plus importante », se félicite Rudolf Staudigl.

Dans le détail, l'activité Silicones a passé la barre des 2 Mrds € de ventes (+3 % en glissement annuel), portée par l'augmentation de la demande pour les biens de consommation, l'énergie, l'électronique et la construction. Le chiffre d'affaires de la division Polymères s'est accru de 1 %, à 1,2 Mrd €, grâce notamment à l'augmentation des ventes des dispersions et de poudres dispersibles. Enfin, la dernière division de chimie, Biosolutions, a connu la croissance la plus marquée (+5 %), enregistrant des ventes de 206 M€. En ce qui concerne les autres segments industriels de Wacker, l'entité Polysilicium (semiconducteurs et photovoltaïque) affiche en 2016 des ventes de 1,1 Mrd € (+ 3 %). Enfin, Wacker a maintenu ses ventes avec son entité dédiée aux semi-conducteurs haute pureté Siltronic, enregistrant 933 M€ de chiffre d'affaires (contre 931 M€ en 2015). Le chimiste de Munich a progressé dans l'ensemble des marchés géographiques. En 2016, Wacker a généré deux tiers de son chiffre d'affaires total hors d'Europe, soit 3,5 Mrds €. L'Asie représente la première région en matière de ventes pour le groupe allemand, avec 43 % de ses ventes (2,3 Mrds €). Soit une croissance de 4 % en glissement annuel, portée principalement par la Chine (Taïwan compris), mais également l'Inde et la Corée du Sud. Quant aux autres principales zones géographiques, Wacker enregistre une légère croissance de 1 % aux Amériques (à 951 M€) et se maintient en Europe (+0 %, à 1,89 Mrd €).

 

Politique de renforcements capacitaires

 

Le chimiste munichois a injecté 16 M€ pour bâtir des unités de production de silicones de spécialités à Jincheon en Corée du Sud (CPH n°765). Il a également investi un total de 26,4 M€ sur son site de Burghausen en Allemagne pour la construction d'une unité de 60 000 t/an de dispersions polymères (CPH n°792), ainsi que pour accroître de 40 % les capacités d'une ligne de grades de silice hydrophobe (CPH n°780). En Espagne, il s'est doté d'une unité de fermentation pour la production de cystéine pour la bagatelle de 30 M€ (CPH n°786). Mais le projet le plus représentatif de cette politique d'investissements réside dans son projet d'usine à Charleston (États-Unis, CPH n°785). Wacker a injecté 150 M$ pour bâtir une installation de silices pyrogénées, qui devrait entrer en service au premier semestre 2019. Les derniers investissements en date ont été faits au Brésil et en Norvège. Le chimiste munichois a investi 85 M€ pour l'extension de son site norvégien de Holla, spécialisé dans le silicium métal. Sur son site brésilien de Jandira, il a annoncé un projet de 7 M€ pour construire deux réacteurs pour la production de compounds antimousse et de fluides silicones fonctionnels (CPH n°793).

En matière de perspectives de 2017, Wacker s'attend à une hausse de ses ventes autour de 5 % dans l'ensemble de ses divisions. « Notre prévision pour les produits chimiques et les semi-conducteurs est que les ventes vont s'accroître », estime Rudolph Staudigl. Avant de conclure : « Je suis confiant quant au fait que 2017 a le potentiel pour être une bonne année pour Wacker. Mais les risques liés à la situation politique internationale pour l'économie ne doivent pas être sous-estimés. (...) Je suis profondément inquiet quant aux tendances de protectionnisme et aux barrières commerciales qui sont de plus en plus perçues comme acceptables ».


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